Juliette à Rome

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En vente partout dès le printemps 2017 !

juliette-a-rome_c1C’est la semaine de relâche et Juliette se réjouit d’être en vacances. Mais sa mère lui apprend qu’elles partent toutes les deux à Rome ! Juliette devra y fréquenter un lycée français pendant que sa mère effectuera son nouveau reportage. À peine l’adolescente a-t-elle découvert le Colisée qu’elle doit se rendre en classe et rencontrer ses nouveaux camarades. Or, ils ne lui réservent pas tous un accueil chaleureux… Comment réagira-t-elle devant l’intimidation ? Choisira-t-elle la vengeance ou le pardon ? Voilà pour Juliette une superbe occasion d’apprendre à mieux se connaître, tout en s’émerveillant devant les trésors de la ville éternelle…

Un carnet de voyage « Sur les pas de Juliette » est disponible à la fin du roman. Les lectrices y puiseront des informations sur certains des principaux attraits et monuments de la capitale italienne, ainsi que sur son histoire. Un complément enrichissant à des aventures romaines inoubliables !

Juliette – La Série

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Une éternité s’est écoulée depuis mon dernier article sur ce blog. Et pour cause ! Depuis le temps, j’ai eu le bonheur de publier sept nouveaux livres, dont les six premiers tomes de Juliette, une série de récits de voyage destinée aux pré-adolescentes et inspirée de mes propres expériences autour du monde avec mes enfants. Contre toute attente, ces romans (assortis d’un mini-guide touristique) connaissent un succès sans précédent dans le monde de la littérature jeunesse. Le premier de la série, Juliette à New York, s’est déjà vendu à plus de 100 000 exemplaires. Pour compléter le tout, j’ai aussi publié Voyagez cool! Trucs et conseils d’une globe-trotter. À elle seule, la couverture de presse a déjà de quoi me rendre fière. Juliette à New York a été suivi de Juliette à Barcelone, Juliette à La Havane, Juliette à Amsterdam, Juliette à Paris et Juliette à Québec. Juliette à Rome paraîtra au printemps 2017. Depuis un an, la série est également publiée et distribuée en Europe, grâce à Kennes édition et une traduction néerlandaise a même vue le jour.

Juliette à Québec

juliette-a-qc_c1En attendant, le dernier né, Juliette à Québec est disponible en librairie depuis septembre 2016. En voici donc la description:

En février, Juliette est heureuse de rester enfin à Québec où elle vit, afin de profiter des festivités du Carnaval avec Gina et Gino, ses BFFs. Hélas, sa mère est hospitalisée d’urgence à la suite d’un malaise. Heureusement, la maman de Gina accueille Juliette chez elle. Les deux amies se réjouissent de vivre comme des soeurs ! Lorsqu’elles remarquent le comportement étrange de Youssef, un nouveau venu dans leur école, elles décident de mener leur enquête avec l’aide de Gino. Quelle découverte surprenante attend nos détectives improvisés?

Un carnet de voyage Sur les pas de Juliette guide les globe-trotters en herbe à la fin du roman. Les lecteurs ont ainsi accès à une foule d’informations sur les principaux points d’intérêt, l’architecture et l’histoire de Québec. Un complément enrichissant à des péripéties époustouflantes!

En Amérique, la série des Juliette est publiée par la maison Hurtubise. En Europe, vous la trouverez sous l’étiquette de Kennes Éditions. Tous les bons libraires en proposent des exemplaires. N’hésitez à me faire vos commentaires, en particulier si l’un ou l’autre de ces livres s’est trouvé entre vos mains !

Revue de presse

http://www.journaldemontreal.com/2016/11/08/la-vieille-capitale-en-vedette

http://lechodulac.ca/le-livre-juliette-a-quebec-fait-fureur/

http://www.lapresse.ca/arts/livres/entrevues/201506/23/01-4880438-les-voyages-de-juliette.php

http://ici.radio-canada.ca/emissions/premiere_heure/2013-2014/chronique.asp?idChronique=393213

http://www.journaldemontreal.com/2014/04/19/visite-guidee-de-la-grosse-pomme

http://www.journaldemontreal.com/2014/09/20/fais-tes-valises

http://familleaumenu.com/2015/03/26/cinq-questions-a-rose-line-brasset/ 

http://info-culture.biz/2016/10/02/juliette-a-quebec-par-rose-line-brasset/

http://www.mamanpourlavie.com/lu-vu-entendu/portraits-thematiques/10251-lectures-jeunesse-d-automne.thtml?page=13

http://www.courrierdusaguenay.com/Actualites/2014-10-16/article-3899049/Destination-Barcelone-pour-Juliette/1

http://info-culture.biz/2014/09/05/juliette-a-barcelone-un-nouveau-depart-pour-lheroine-juliette/#.VRnyeSlhkfs

http://www.lejacquescartier.com/Culture/2014-09-10/article-3864579/Des-romans-daventure-pour-decouvrir-le-monde-pour-les-ados/1

http://www.editionshurtubise.com/auteur/1180.html

http://www.lereveil.ca/actualites/actualites/157137/lauteure-rose-line-brasset-lance-une-serie-jeunesse

http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/loisirs/421147/juliette-a-rose-line-brasset

http://www.lejacquescartier.com/Culture/2014-04-23/article-3699170/Rose-Line-Brasset-fait-voyager-les-globe-trotters-en-herbe/1

http://www.coupdepouce.com/mamans/enfants-de-6-a-12-ans/ecole-et-vie-scolaire/3-questions-a-rose-line-brasset/a/58323

http://mamanglobetrotteuse.com/maman-monoparentale-grande-voyageuse-portrait-rose-line-brasset/

http://www.courrierdechicoutimi.com/Actualites/2014-04-11/article-3681620/Un-premier-roman-jeunesse-pour-Rose-Line-Brasset/1

http://www.lelacstjean.com/Culture/2014-05-26/article-3738779/Rose-Line-Brasset-publie-un-premier-roman-jeunesse/1

http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2014/10/28/002-livres-jeunesse-juliette-rose-line-brasset.shtml

http://www.vrak.tv/blogue/un-livre-a-lire-cet-ete-juliette-a-new-york-1.1418961

http://www.lactuel.com/Culture/2014-11-10/article-3935505/Voyager-cool!-Un-guide-pratique-pour-lorganisation-dun-voyage/1

http://www.lechodulac.ca/pdf/CJC0404-mai2014-LR.pdf

http://mamanglobetrotteuse.com/critique-serie-jeunesse-juliette-chez-hurtubise/

http://mamanglobetrotteuse.com/livre-voyagez-cool-base-procurer/

https://montreal157.wordpress.com/2014/09/28/voyagez-cool/

http://www.magazineprestige.com/news/post/plaisir-de-lire/voyagez-cool-/2550

http://www.pauselecture.net/livre-voyagez-cool-13991.php

SOMPTUEUSE HAVANE

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Je rêvais de la voir depuis des années. La belle ne m’a pas déçue ! La riche architecture de La Havane, ses sites historiques, ses quartiers pittoresques, sa gastronomie et ses grands hôtels ont définitivement de quoi satisfaire les voyageurs les plus exigeants. Suivez le guide !

HABANA VIEJA

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Il se dégage une atmosphère tout à fait particulière de la capitale de Cuba. À la fois belle et balafrée, la Havane de même que ses habitants semblent avoir la capacité de survivre avec dignité à tous les outrages, celle de résister à tous les affronts. Débordante d’énergie et de musique, la ville présente de multiples visages. Si Habana vieja, le cœur historique, donne parfois l’impression d’avoir subit un bombardement, il n’en continue pas moins de forcer l’admiration. Inscrit sur la liste du « patrimoine mondial » de l’Unesco, le quartier, ses rues et ses ruelles pavées, demeurent en effet d’une grande beauté, pour peu qu’on prenne la peine de lever les yeux vers les riches détails que présentent ses bâtiments d’architecture hispano-andalouse. Portes, fenêtres, corniches et balcons colorés sont en effet une splendeur pour le regard.

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À voir absolument : la Plaza de la catedral, le Palacio de los Marqueses de Aguas Claras et la Calle Obispo. Cette dernière est une sorte de musée à ciel ouvert de l’architecture coloniale, avec ses petits cafés, restaurants, librairies et boutiques à la mode. Les admirateurs d’Ernest Hemingway, prix Nobel de littérature, n’ignorent pas que celui-ci vécut plusieurs années à La Havane et y trouva l’inspiration de plusieurs de ses oeuvres. Vous ne voudrez peut-être pas manquer la Bodeguita del Médio, le café bar préféré de l’écrivain, réputé notamment pour ses mojitos. Les murs de l’établissement sont ornés de photos, dessins, graffitis et autres souvenirs de ses visiteurs les plus célèbres dont Nat King Cole, le poète Pablo Neruda et Gabriel Garcia Marquez. Le restaurant El Floridita, connu comme le « berceau du daiquiri », est un autre des lieux fétiches de l’auteur du « Vieil homme et la mer ». On peut encore aujourd’hui y goûter le fameux cocktail et déguster sa langouste sous l’œil bienveillant du grand écrivain, toujours présent sous la forme d’une statue appuyée au bar. Un must !

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CENTRO HABANA

 Séparé de la vieille ville par el Paseo del Prado, une sorte de chic boulevard, le quartier Centro Habana brille par ses immenses bâtiments à l’architecture néoclassique, Art nouveau ou Art déco. Ancien quartier des affaires et secteur de résidence de l’aristocratie et des mieux nantis, il s’agit aujourd’hui un lieu de promenade pittoresque et fort agréable même si les travaux de restauration des principaux édifices donnent parfois l’impression de se balader au travers d’un énorme chantier de construction ! Mais qui oserait s’en plaindre ? C’est une joie de penser que ces somptueux édifices seront préservés ! Le quartier regroupe les plus beaux musées de la ville ainsi que les hôtels les plus luxueux.

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À voir absolument : la promenade qui s’étire du Paseo de Marti – mieux connu sous le nom de « Prado » – au Parque Central. Vous aimerez profiter de l’ombre de ses grands arbres ainsi que de l’accueil de ses bancs de pierre. Ne manquez pas non plus l’Edificio Barcardi, l’un des plus beaux exemples d’architecture Art déco de La Havane. Ancien siège social de la société du même nom, il abrite aujourd’hui des bureaux. Emblème de la ville, le Capitolio fut le siège du Sénat et de la Chambre des représentants jusqu’à la Révolution de 1959. Actuellement en rénovation, le bâtiment surmonté d’un gigantesque dôme s’inspire autant de la basilique Saint-Pierre de Rome que du Capitole de Washington. Il abrite aujourd’hui le ministère des Sciences et de la Technologie. Vous ne voudrez sans doute pas passer dans le voisinage sans visiter el Bario Chino, le quartier chinois. Il s’agit en fait aujourd’hui d’une simple rue à laquelle on accède à chaque bout par une porte traditionnelle. On dit d’ailleurs que celle qui enjambe la Calle Dragones est la plus grande porte chinoise qui soit au monde. Je n’ai malheureusement pas eu le loisir de vérifier l’information… Enfin, la mythique promenade sur le front de mer qui s’étire sur 8 km, le Malecon, vaut tout à fait le déplacement. À l’instar des familles cubaines, attendez cependant que le soleil tape moins fort avant de vous y aventurer, puisque l’ombre y est absolument inexistante.

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MIRAMAR ET LE VEDADO

Si vous doutiez qu’il existe aujourd’hui une classe de Cubains bien nantis, je vous conseille un détour par le quartier Miramar. Le plus luxueux et élégant voisinage de La Havane abrite notamment les ambassades, les représentations commerciales étrangères et les plus belles demeures de la ville. Autrefois lieux de résidence des riches américains, les résidences cossues du quartier sont loin de la décrépitude de certaines de celles de Habana Vieja. À voir tout près : le fameux Tropicana, le cabaret le plus célèbre de Cuba et peut-être même d’Amérique ! Quant aux hôtels construits en hauteur et aux riches demeures des Américains de l’époque de Batista, ils se concentrent dans le quartier Vedado. C’est là que se concentrent aujourd’hui les bars de jazz, les salles de cinéma et d’agréables petits bars à salsa.

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BELLES D’AUTREFOIS

Paradis des aficionados de voitures anciennes, La Havane est littéralement un immense musée des curiosités en matière de voitures. Le parc automobile de la ville est plus que diversifié et les vielles Lada des années 1980 côtoient sans complexes les Toyota des années 2000 et les belles américaines des années 40 et 50. Peintes de couleurs vibrantes, plusieurs de ces dernières font office de taxis. Envie d’une balade à bord d’une vieille Buick décapotable rose ? Le prix de la course est à négocier. La plupart des propriétaires de ces belles d’autrefois sollicitent les clients potentiels dans le centre, autour du Capitolio et de l’hôtel Parque Central.

UN SECRET BIEN GARDÉ

Un des meilleurs restaurant de la Havane, à prix mini, se cache derrière el Capitolio, sur la calle Barcelona. Décoré comme un loft exotique, le Sia Kara Café est le secret le mieux gardé de La Havane. Il faut dire qu’il n’a ouvert ses portes qu’en avril 2014… Nous y avons passé deux très agréables soirées et avons été conquises, autant par la cuisine que par les prix. La nourriture y est non seulement savoureuse, mais les assiettes sont gigantesques, le décor est génial et le personnel d’une gentillesse désarmante. Enfin, le restaurant est situé non loin des meilleurs hôtels, dont le Parque central et l’Inglaterra et on y parle français !  http://www.siakaracafe.com

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UNE MISE EN GARDE

Les Cubains forment un peuple pacifique. Si La Havane est aussi sécuritaire pour les touristes que le reste de l’île de Cuba, il n’en demeure pas moins que vous y serez sollicité plus que n’importe où dans le pays. On vous demandera quelques pesos pour tout et rien : pour vous autoriser à prendre une photo, pour vous conduire à pied jusqu’à la banque la plus proche, pour permettre à votre interlocuteur de nourrir ses enfants, d’acheter des médicaments, etc… Les « attrape-touristes » sont nombreux et il n’est pas toujours facile aux âmes sensibles de résister. Songez seulement que si vous vous attendrissez à tous les coins de rue, vous risquez de défoncer votre budget en moins de quelques heures. De nombreux individus ont aussi pour tâche de « recruter » des clients à l’intention de certains restaurants. Sachez que le prix des plats servis dans ces établissements est généralement plus élevé qu’ailleurs, puisque le restaurateur doit payer ces « relayeurs de clients ». Enfin, retenez qu’en tout temps, mieux vaut vous entendre avec le chauffeur sur le prix de la course AVANT de monter en voiture ou en cocotaxis (une sorte de scooter jaune à trois roues, couvert et comportant deux places à l’arrière).

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SE RENDRE ET SE LOGER À LA HAVANE

Rien de plus facile pour les Québécois que de se rendre et se loger à La Havane. Sunwing offre des forfaits à destination de la capitale cubaine, au départ de Montréal et Québec, tout au long de l’année, et même de Saguenay, notamment lors de la saison froide. Le service en vol est impeccable et, à destination, un grand choix d’hôtels s’offre à vous. http://www.sunwing.ca

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     Iberostar Parque Central

Ma fille et moi avons séjourné au somptueux hôtel Parque Central et nous avons pleinement apprécié notre séjour. Situé en plein cœur de la Havane, à la limite entre les quartiers Centro et Habana Vieja, cet établissement tout neuf est remarquable à plus d’un titre. Il s’agit d’un hôtel 5 étoiles, d’une qualité irréprochable. Doté de chambres et de suites aussi luxueuses que vastes, modernes et confortables, le Parque Central n’a absolument rien à envier aux meilleurs établissements nord-américains. Le service y est réellement impeccable et le personnel est bien formé, affable et serviable. Pour couronner le tout, la cuisine servie dans tous les restaurants de l’hôtel est diversifiée et réellement savoureuse. Que demander de plus ? La décoration est magnifique et la piscine et le resto-bar sur le toit offrent un point de vue magnifique sur l’ensemble de la ville. En ce qui me concerne, il s’agit d’un réel coup de cœur ! http://www.hotelparquecentral-cuba.com/fr/hotel_parque_central_cuba.asp

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Situé non loin du Parque Central, c’est-à-dire à deux pas de toutes les attractions touristiques, l’hôtel Inglaterra est mythique en ce qu’il est classé monument national et qu’il a logé de grands personnages, dont la grande Sarah Bernhart. D’une élégance raffinée, l’établissement coté 4 étoiles rappelle avec nostalgie l’atmosphère qui devait régner à Cuba à la fin du XIXe siècle. Malgré le nom, l’architecture de l’hôtel est d’inspiration néoclassique espagnole et l’ambiance y est absolument charmante. On l’aime pour les émotions qu’il suscite, pour la beauté de son vestibule décoré de mosaïques andalouses et pour la décoration de ses chambres, très très romantique. http://www.hotelinglaterra-cuba.com

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POUR EN SAVOIR PLUS

VACANCES SUNWING

L’éditeur montréalais ULYSSE publie des guides de voyage de grande qualité. Je vous conseille en particulier le suivant:

ESCALE À LA HAVANE

 

Crédits photos: Rose-Line Brasset, Laurence Brasset et Sunwing

La route des vins Québécois

Terrasse-vignoble-Sainte-PétronilleVous aimez le vin, les paysages bucoliques et les gens passionnés? Vous cherchez une idée d’escapade en ce début d’été? Partir en ballade sur la route des vins de chez nous, c’est voir les ceps et les grappes, rencontrer des vignerons passionnés, visiter d’accueillantes salles de dégustation et, surtout, découvrir des produits surprenants !

L’Association des vignerons du Québec propose une division de notre territoire en cinq régions vinicoles. Les deux plus connues sont sans doute les Cantons-de-l’Est et la Montérégie, mais la route des vins passe aussi par l’Ouest, le Centre et l’Est du Québec. Parions qu’il y a un vignoble qui reçoit les visiteurs près de chez vous!

L’histoire d’amour entre le vin et les Québécois ne date pas d’hier. Lorsque Jacques Cartier explora le fleuve Saint-Laurent, en 1535, il nota la présence de vignes sauvages sur l’Île d’Orléans, à qui il donna le nom de Isle de Bacchus, en référence au dieu romain de l’ivresse. En 1608, lorsque Samuel de Champlain s’installa sur le site de la future ville de Québec, il y planta des vignes françaises, mais celles-ci ne survécurent pas à l’hiver. Qu’à cela ne tienne! Au fil des siècles, on continua les vinifications avec des vignes arbustives locales. Si les résultats furent longtemps peu concluants, la viticulture prit son envol dans la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque l’on se mit à cultiver des variétés de raisins en provenant d’hybrides nord-américains et de croisements européens.

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LA VITICULTURE QUÉBÉCOISE MODERNE

Diplômé de l’Institut d’Oka en agronomie, Joseph-O. Vandal est considéré comme le père de la viticulture québécoise moderne. En 1939, il fut embauché à l’Université Laval comme chercheur puis professeur de génétique et développa de nombreux cultivars adaptés au climat québécois. Ses recherches et expériences balisèrent le chemin pour la cinquantaine de vignerons qui cultivent et transforment amoureusement la vigne aujourd’hui, principalement au long et au sud du fleuve Saint-Laurent. À ce jour, les vins des membres de l’Association des vignerons du Québec totalisent plus de 530 médailles d’excellence obtenues lors de concours nationaux jugeant de la qualité des vins. On en a fait du chemin!

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UNE COULEUR BIEN À NOUS

Mais qu’est-ce qui fait la valeur d’un bon vin? « Des ingrédients de première qualité et un vinificateur de talent », tranche Diane Dion, propriétaire avec Conrad Brillant du vignoble La Source à Marguerite, sur l’Île d’Orléans. Mais nos vins sont-ils aussi bons que les vins français ou californiens? « À leur façon, tout à fait, dit Nathalie Lane, copropriétaire du Vignoble Ste-Pétronille avec son mari, Louis Denault. Nos vins sont principalement des vins d’assemblages. Ils ont leur personnalité propre étant donné qu’ils sont fait à partir de cépages qui nous sont propres. Quant à notre sol, il convient tout à fait, à condition de bénéficier du nombre adéquat d’heures d’ensoleillement pendant la belle saison. » Une opinion que partage madame Dion: « Fabriqués avec du raisin provenant d’hybrides américains, nos vins ont leurs propres couleurs, leurs propres qualités. Il est inutile voire injuste de les comparer à des vins de cépages tels les cabernet-sauvignons ou les pinots noirs. Il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et se permettre de goûter autre chose. À tout coup, les gens sont surpris. Un bon vin n’est pas nécessairement un vin qui imite les vins français. » Qu’on se le dise! Il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et se faire confiance. Un vin qui nous plaît est d’ores et déjà un bon vin…

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PRÉPARER SON ITINÉRAIRE

La plupart des vignobles accueillent des visiteurs tout l’été. C’est l’occasion de déguster leurs produits et de visiter leurs installations en toute simplicité et décontraction. Quant à la période des vendanges, elle est fonction des cépages et de la région, mais elle a généralement lieu, à peu près, de la fin septembre à la mi-octobre. Il existe dix-sept vignobles membres de l’Association des vignerons du Québec dans les Cantons-de-l’Est et seize en Montérégie. Sept vignobles attendent également votre visite dans l’Ouest-du-Québec, cinq dans la région du Centre-du-Québec et dix dans la grande région de Québec, dite l’Est-du-Québec. La plupart des vignerons proposent la dégustation de leurs vins depuis leur boutique. Plusieurs offrent aussi des services de restauration ou des aires de pique-nique. Il est parfois possible de participer aux vendanges. Que du bonheur!

La meilleure façon de préparer votre itinéraire, et de profiter au maximum des possibilités qu’offre la région que vous aurez choisie, consiste à visiter le site Internet de l’Association des vignerons du Québec. Choisissez votre région, entrez vos critères de sélection, et l’outil de planification établira pour vous la liste des vignobles à visiter. Si vous souhaitez participer aux vendanges, sachez que celles-ci se déroulent généralement en très peu de jours, entre la mi-septembre et la fin octobre. Pensez donc à réserver d’avance!

POUR EN SAVOIR PLUS

Association des vignerons du Québec

http://www.vinsduquebec.com/fr

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Quand le thé fait voyager

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Saviez-vous que le thé est la boisson la plus consommée à travers le monde ? Qu’il en existe autant de variétés que de vins ? Que les Chinois en buvaient déjà des siècles av. J.-C. ?

Le nom scientifique de l’espèce du théier dont les feuilles sont destinées à nos théières est Camellia sinensis. À l’instar des cépages de nos vignes, il en existe une grande diversité de cultivars. Apprécié par des millions d’adeptes, ce breuvage originaire de Chine est synonyme de multiplicité de goûts, mais aussi de réconfort et d’hospitalité. Modelé au fil des siècles par les cultures les plus diverses, l’art de boire le thé est pluriel. Le thé a tout d’abord fait sa marque en raison de ses propriétés stimulantes, mais, pour notre plus grand bonheur, il peut également s’enorgueillir d’être riche en composés chimiques bénéfiques pour la santé. La recherche de pointe démontre en effet que certaines variétés de thé vert présentent une très forte concentration en catéchines, de précieuses molécules ayant la propriété de bloquer certains mécanismes utilisés par les cellules cancéreuses pour se multiplier. À consommer donc sans modération !

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UN DÉLICE MILLÉNAIRE

Originaire de Chine, le thé est d’abord apprécié pour un usage médicinal, notamment en raison de ses propriétés stimulantes. Dès la fin du VIIe siècle, alors que les Chinois l’adoptent peu à peu en tant que boisson nationale, il fait partie des échanges commerciaux avec les pays voisins et est adopté par les Mongols, les Turcs et les Tibétains. À Lhassa, on l’additionnait de sel et de beurre de yack ou de lait de chèvre. Symbole d’hospitalité, cette boisson salée est encore servie aujourd’hui. Introduit au Japon par les moines bouddhistes dès le IXe siècle, le thé y est ritualisé et élevé au rang d’art de vivre.

 SamovarélectriqueÀ partir du XVIIe siècle, on le retrouve en Iran, en Turquie, en Afghanistan et en Russie où sa consommation se répand avec l’invention du Samovar. Dans sa forme traditionnelle, la partie centrale de cette bouilloire contenait du charbon destiné à chauffer l’eau contenue dans la partie basse, munie quant à elle d’un robinet. La partie du haut contient une infusion de thé noir très fort. Le principe consiste à permettre à chaque convive de se préparer une boisson à son goût en allongeant à sa convenance une petite quantité de thé concentré avec l’eau chaude. De nos jours, les samovars sont évidemment électriques.

 

 

FIVE O’CLOCK TEA

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est au début du XVIIe siècle que les premières cargaisons de thé touchent le sol d’Amsterdam puis de Londres où l’exquis breuvage est rapidement adopté par la cour et la bourgeoisie. Avec l’instauration du five o’clock tea, par Anna de Bedford, il se propage bientôt dans toutes les classes de la société. Il s’additionne alors de sucre et d’un nuage de lait et s’accompagne de sandwichs, de scones ou de gâteaux. En Inde, où les Britanniques en débutent la culture au cours du XIXe siècle, on l’apprécie souvent très corsé, mélangé à des épices ou à des aromates. On peut aussi le faire bouillir dans du lait : c’est le thé chai. En Algérie et au Maroc, le service du thé à la menthe obéi à un incontournable rite d’hospitalité. Préparé dans une théière de métal, il est sucré, puis versé dans des verres en levant très haut la théière pour le faire mousser. Délicieux !

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OÙ BOIRE SON THÉ?

 À travers le Québec, des maisons, salons et boutiques de thé poussent comme des champignons ces dernières années, chaque commerce ayant sa propre personnalité. Voici quelques suggestions. N’hésitez pas à me faire part de VOS bonnes adresses.

À QUÉBEC ET MONTRÉAL

Les dégustateurs importateurs de la maison Camellia Sinensis parcourent le monde à la recherche des produits de terroir de la plus haute qualité afin d’offrir à leur clientèle une expérience à nulle autre pareille. Une visite chez ces spécialistes de haut niveau permet de s’initier aux diverses variétés et cultivars ainsi qu’aux techniques d’infusion. En plus de pouvoir déguster les produits sur place, vous pourrez si vous le désirez rapporter à la maison tout ce qui est nécessaire à la prolongation de votre plaisir. La boutique offre des milliers de produits allant des thés les plus exotiques aux accessoires. La maison offre aussi des conférences et des ateliers pour permettre aux néophytes intéressés de parfaire leurs connaissances.

624 Rue Saint-Joseph Est, Québec, (418 525-0247)

351 Rue Émery, Montréal, (514 286-4002)

http://camellia-sinensis.com

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À QUÉBEC

Depuis peu, Sebz offre une alternative de choix aux amateurs et thé et d’ambiance « lounge ». Enveloppés par une musique aux accents jazz, on accompagne son thé de plats de nouilles ou de friandises asiatiques.

67 René-Lévesque Est (coin Turnbull), 
Québec, (418 523-0808)

http://www.sebz.ca

À MONTRÉAL

Dans un créneau plus traditionnel, le Ritz-Carlton sert quant à lui le thé à l’anglaise c’est-à-dire avec des scones, des sandwichs au foie gras et des pâtisseries maison, dans le confort et l’élégance de la Cour des Palmiers. Le service est assuré tous les jours de l’année, mais sur réservations seulement. So british ! Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie…

1228 Rue Sherbrooke O., Montréal, (514-842-4210, ext. 1222)

http://www.ritzmontreal.com/dining/afternoon-tea-fr.html

EN MONTÉRÉGIE

Au centre-ville de Saint-Hyacinthe, le salon L’heure du thé propose une impressionnante quantité de gâteries pour accompagner le fin breuvage. On peut y déguster une centaine de variétés du divin breuvage et, surtout, l’accompagner d’une toute aussi impressionnante variété de pâtisseries.

700, rue des Cascades, Saint-Hyacinthe, (450-252-1245)

http://www.lheureduthe.ca

POUR EN SAVOIR PLUS

Richard Béliveau, Ph. D., Denis Gingras, Ph. D., « Les aliments contre le cancer : la prévention et le traitement du cancer par l’alimentation », 2005, Les éditions du Trécarré.

Maison de thé Camellia Senensis, « Thé Histoire Terroirs Saveurs », 2009, Les éditions de l’homme.

 

Voir les pingouins voler en Chaudières-Appalaches

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Amateurs d’écotourisme, sachez que la région touristique de Chaudière-Appalaches, près de Québec, recèle des trésors. À commencer par une faune hors de l’ordinaire. À cette époque de l’année, la saison débute en beauté puisque les pingouins de l’archipel de l’Isle-aux-Grues vous attendent !

 CrÇdits Croisiäres Lachance

La faune et la flore québécoises sont d’une grande richesse, c’est bien connu, mais les alentours de Montmagny et de ses îles se distinguent en ce que le coin est un véritable paradis pour ornithologues en herbe. On connaît déjà la région comme le point de rassemblement des oies des neiges, au printemps et à l’automne mais, de la mi-mai à la mi-juin, environ, c’est bel et bien pour observer des petits pingouins que les amoureux des oiseaux montent à bord de l’un ou l’autre des bateaux de la flotte de la famille Lachance pour partir en croisière d’observation. Une expérience inoubliable !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEH OUI ! IL VOLE !

Cousin du grand pingouin, l’adorable petit pingouin habite les côtes tempérées et boréales de l’Atlantique Nord et vient faire son nid dans les fissures et les éboulis de roches des îles de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent. Et oui, il vole vraiment ! Le fait est que l’on confond souvent les pingouins avec le manchot, qui vit dans l’hémisphère sud et dont les ailes sont trop courtes pour lui permettre de voler.

Croisiere Lachance_CrÇdits Louis Chamberland (4)Après une agréable croisière dans l’archipel, pendant laquelle le capitaine nous en apprend beaucoup sur l’histoire de la région et le mode de vie des insulaires, le bateau s’approche suffisamment des oiseaux pour nous permettre de les voir voler, d’observer leur lieu de nidification et de les prendre en photo, ce qui est très apprécié. Fait à signaler, un guide expérimenté d’Ornitour prend alors la relève afin de partager son savoir en matière d’ornithologie avec les passagers, tout en ayant le souci de garder l’information accessible aux néophytes.

Amoureux des oiseaux et de la mer, il s’agit d’une excursion à ne pas manquer, alors à vos appareils photos !

Ornitour (http://www.ornitour.net) est une entreprise écotouristique qui propose une multitude de forfaits et de visites en nature, toutes destinées à vous faire découvrir la richesse du patrimoine et l’histoire de ce petit coin de paradis.

La famille Lachance (http://croisiereslachance.com) a donné à la région plusieurs générations de navigateurs et son histoire est intimement liée à la région. Elle exploite aujourd’hui plusieurs bateaux proposant diverses croisières et excursions entre Montmagny, Berthier-sur-Mer, Grosse-Île et L’Isle aux Grues.

 Les départs pour la croisière aux petits pingouins se font de la marina de Berthier-sur-Mer, de la mi-mai à la mi-juin. Pour réserver :

http://www.croisieresaml.com/planifiez-votre-croisiere/montmagny-et-les-iles/croisiere-aux-petits-pingouins/detail/?lieu=9&categorie=&page=1

Le Vent des åles- CrÇdits Louis Chamberland

 

Région de San Francisco – Voir les Séquoias de près

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Je voulais en voir depuis mon enfance. En préparant mon voyage en Californie, rien (ou presque) ne me faisait plus rêver que la perspective d’enfin pouvoir les admirer de près, de lever les yeux vers leurs cimes millénaires et de caresser leurs troncs. Je parle bien sûr des séquoias géants !

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On dit que c’est à l’occasion de la Ruée vers l’or, au milieu du XIXe siècle, que furent découverts les premiers spécimens de Californie. Depuis, des milliers d’entre eux ont malheureusement disparu… On dit qu’en 1918, près de 90 % des séquoias avaient été abattus pour satisfaire aux besoins de l’industrie ! Dans les années 1960, à l’école, à la télé ou dans un magazine, vous avez peut-être comme moi eu l’occasion de voir la photo d’une voiture passant littéralement dans un tunnel creusé au milieu du tronc d’un de ces vénérables arbres. Une aberration ! Le parc national de Yosemite, dans lequel se trouvait cet arbre (qui n’a évidemment pas survécu et qu’on a dû abattre en 1969), est sans doute le plus visité par les touristes du monde entier ! Songez seulement que ces arbres, qui peuvent atteindre 100 mètres, peuvent surtout vivre plus de 2000 ans…

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Situé dans les montagnes de la Sierra Nevada, et d’une superficie totale de 3 079 km2, Yosemite, reconnu patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, est le troisième plus grand parc de Californie. Ses arbres, ses chutes d’eau et ses pics de granit spectaculaires attirent chaque année plus de 3,5 millions de touristes. Quand on parle de grands espaces… Une visite de ce parc se prépare évidemment comme une expédition et vaut mieux avoir du temps devant soi !

Si votre séjour en Californie est de courte durée, et se limite plutôt à la région de San Francisco, je vous suggère plutôt la visite de Muir Woods. Intéressé ? Suivez le guide !

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JOHN MUIR, UN NATURALISTE PASSIONNÉ

À quelques kilomètres au nord de San Francisco, non loin du fameux village de Sausalito, le Muir Woods National Monument est l’unique forêt de la Bay Area où des séquoias géants ont pu échapper aux bûcherons du XIXe siècle. L’endroit porte le nom du naturaliste dont le combat mena aux premières mesures de protection de l’environnement. Sa facilité d’accès et sa beauté en font un véritable incontournable !

Né en avril 1838 et décédé en 1914, John Muir fut l’un des premiers militants pour la protection de la nature. Ses lettres, essais et livres racontent ses aventures dans la nature et la vie sauvage, notamment dans les montagnes de la Sierra Nevada. C’est à son activisme que l’on doit la conversion de la vallée de Yosemite en parc national. On lui doit également la fondation du Sierra Club, l’une des plus importantes organisations de conservation des États-Unis.

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UN PARC D’UNE VALEUR INESTIMABLE

C’est en 1905 que William Kent, membre du Congrès des États-Unis, acheta (au coût de 45 000$ à l’époque) la vallée où est située Muir Woods, dans l’intention de la protéger du défrichement sauvage qui sévissait dans la région. Des centaines de maisons de San Francisco furent en effet construites à partir des forêts de séquoias des alentours. Cet achat causa bien des soucis à l’homme d’affaires, grand admirateur de John Wood, qui dut se résoudre à céder 120 acres de terrain au gouvernement américain dès 1908. C’est le président Théodore Roosevelt qui en fit un « monument national » la même année. Magnifiquement entretenu et véritable havre de paix, le parc accueille aujourd’hui entre 700 000 et 850 000 visiteurs par an venus y chercher le calme et la sérénité, voir la béatitude. Que pourrait inspirer d’autre ces arbres majestueux, témoins de l’histoire de l’humanité et nés bien longtemps avant la colonisation des États-Unis ?

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Le parc abrite également toute une variété d’espèces animales, dont 69 espèces d’oiseaux, des amphibiens, des reptiles (tortues), des poissons en quantité et une trentaine d’espèces de petits mammifères (dont des coyotes, des loutres et des lynx).

Comptez entre une heure trente et trois heures pour faire le tour des sentiers de randonnées du parc (entre 3 et 10 kilomètres) et casser la croûte au petit restaurant bio. N’oubliez surtout pas votre appareil photo ! L’accès au parc coûte 7$ et est gratuit après 18 heures. Il s’agit justement du moment où la horde des touristes déserte l’endroit. Un petit paradis, accessible aussi aux personnes en fauteuil roulant.

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S’Y RENDRE

 Muir Woods est à 19 km au nord à partir du Golden Gate. On y accède par la U.S. 101 et l’autoroute California 1. Personnellement, je m’y suis rendue en prenant un bus rouge de la compagnie City Sightseeing San Francisco, qui fait un arrêt à Sausalito et se spécialise dans les « Hop on – Hop off tours ». Pour 50$, ça vaut vraiment le coût. Un aller-retour d’un après-midi fort agréable et instructif. Cliquez pour visitez leur site Internet : http://www.city-sightseeing.us/index.html

 EN SAVOIR PLUS

SAN FRANCISCO TRAVEL

(Site en français) www.onlyinsanfrancisco.fr

GUIDE VOIR

Complet et abondamment illustré, le Guide Voir consacré à la Californie est un must !

http://www.editions-libreexpression.com/Guide-Voir-Californie/Collectif/livre/9782764807811

Le San Francisco de Jack Kerouac

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Je voue une admiration certaine à Jack Kerouac, écrivain américain d’origine canadienne-française né en 1922, à Lowell, dans le Massachusetts, et mort prématurément en 1969. Aujourd’hui considéré comme l’un des plus importants auteurs américains du XXe siècle, notamment à cause de son fameux « On the road », l’homme fut d’abord connu comme le pape de la Beat Generation, même s’il contestait mollement ce titre. Aussi talentueux qu’intoxiqué, aussi charmant que mystérieusement torturé, il ne laisse personne indifférent…

Pour Kerouac, le voyage est l’instrument servant à assouvir une perpétuelle quête de sens. Son roman fera époque, notamment en lançant la vague des « routards », ces jeunes voyageurs avides de voir le monde qui prendront les routes d’assaut, dans les décennies subséquentes, le plus souvent en faisant de l’auto-stop.

De passage à San Francisco, pas question de manquer North Beach, le quartier bohème où séjournait l’écrivain et ses amis lorsqu’ils étaient de passage en ville, dans les années 1950 ! Visite guidée des principaux points d’intérêts.

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JACK KEROUAC ALLEY

Tout pèlerinage dans le quartier « beat » commence en empruntant la poétique Jack Kerouac Adler. Il s’agit d’une charmante ruelle reliant les quartiers Chinatown et North Beach. On y accède par Grant Avenue, la rue principale de Chinatown, dont les lampadaires sont ornés de dragons. À mi-chemin de la ruelle, prenez une photo de la plaque commémorative rappelant l’affection que vouait Kerouac à ce quartier. Il s’agit en fait d’un touchant extrait de « On the road » : «  The air was soft, the stars so fine, the promise of every cobbled alley so great… »

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La Jack Kerouac Alley débouche sur la City Lights Bookstore, épicentre historique de la liberté d’expression, quartier général des « beatniks » des années 1950 et point de ralliement de leurs admirateurs d’aujourd’hui. Véritable institution, elle fut le premier éditeur des poèmes d’Allen Ginsberg. Propriété du poète et éditeur Ferlinghetti, elle fut également la première librairie à ne vendre que des livres de poche. Jack Kerouac et ses amis y ont définitivement laissé leur empreinte, notamment à travers des photographies d’époque. Prenez le temps d’entrer. L’atmosphère est transcendante et les portes demeurent ouvertes jusqu’à minuit tous les soirs. Des rencontres littéraires sont régulièrement organisées au 2e étage et l’entrée est généralement libre. Un incontournable ! 261 Columbus Avenue.http://citylights.com/.

Beat Museum

BEAT MUSEUM 

Ce musée a pour mission d’entretenir la flamme de la culture « beat ». Si la vie et l’œuvre de ses figures marquantes vous intéressent le moindrement, les cinq dollars demandés à l’entrée sont une véritable aubaine, notamment pour avoir le privilège de poser les yeux sur l’édition interdite (pour obcsénité) de « Howl », d’Allen Ginsberg. La collection réunit aussi des lettres, des photographies, des articles de presse et des pochettes de disques de divers artisans du mouvement. 540 Broadway. http://www.thebeatmuseum.org/.

vesuvioCafe CAFE VESUVIO

Le coloré Café Vesuvio réunissait les écrivains beat, marginaux et curieux des années 1950. On raconte que Kerouac y posa un lapin à Henry Miller. Il s’agit toujours d’un lieu de rendez-vous, même s’il est régulièrement pris d’assaut par les touristes de passage. Les murs sont tapissés d’affiches et de coupures de presse beat et on y propose un cocktail «Jack Kerouac ». Costaud ! 255 Columbus. http://www.vesuvio.com/.

JACK KEROUAC PAR LUI-MÊME

Enregistrée peu de temps avant la mort de l’écrivain, cette entrevue par Fernand Séguin est fascinante! La troisième vidéo est un autre des rares documents d’archives disponibles.

https://www.youtube.com/watch?v=W0-aSHDm_r0

https://www.youtube.com/watch?v=-r2aOSoRsoE

https://www.youtube.com/watch?v=pn9CdLKBDVE

« Juliette à New York » – Une série de livres pour donner le goût des voyages à ses ados

Pâques à NYDepuis leur naissance, mes enfants ont beaucoup voyagé avec moi. Dans notre famille, le voyage est bien plus qu’un loisir, c’est un mode de vie. Dès qu’ils ont su marcher, j’ai mis l’enthousiasme et la bonne volonté de mes petits à contribution. Peu à peu, ils ont ainsi appris à organiser leurs bagages, à s’orienter dans les aéroports, à exprimer adéquatement leurs besoins au personnel de bord, à dormir n’importe où, à demander gentiment des renseignements en français, en anglais ou en espagnol, et, surtout, à observer comment les autres vivent… Voyager, c’est apprendre à s’adapter à la vitesse grand « V », c’est s’instruire.

Nos enfants sont de merveilleux compagnons de voyage. Ils sont curieux, souples, naturellement enclins à vouloir nous faire plaisir, et nous partageons avec eux une complicité à nulle autre pareille. Les adolescents ne sont pas différents, pour peu que l’on tienne compte de leurs besoins, de leurs goûts et de leurs préférences. Voyager avec ses ados, c’est avoir l’occasion de retrouver ses bouts de chou devenus grands parfois trop vite, c’est saisir l’opportunité d’approfondir encore une relation de précieuse connivence qu’on voudrait éternelle.

100_0814C’est avec ma fille, adolescente que je continue de sillonner le monde depuis que mon fils aîné a quitté la maison. Se remplir les yeux de la beauté et de la diversité de notre petite planète, voir comment les autres vivent, pensent et aiment, apprendre à respecter leurs goûts, leurs choix, chercher à comprendre leurs motivations, toucher du bout du doigt ce qui les passionne, apprécier les valeurs qu’ils protègent, voilà ce qui nous anime et nous inspire toutes les deux et qui nous incite à toujours vouloir aller plus loin.

Ce faisant, je rassemble du matériel qui me permet de rédiger les articles que je vous présente, semaine après semaine. J’ai fait de ma piqûre du voyage notre gagne-pain et j’en suis très fière. Depuis longtemps, je cherchais une façon de partager aussi cette passion avec les plus jeunes, avec les ados et pré-ados. De ce désir est né un livre destiné aux 9 à 14 ans, mon premier roman jeunesse. Intitulé « Juliette à New York », il s’agit d’un roman visant à les initier au voyage, à leur donner le goût de découvrir le monde.

Juliette New York_C1Une ado globe-trotter qui séduira les vôtres

En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves ! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveau amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle !

_11_roselineb_klodyt2014_Si vous pensez voyager en famille prochainement, « Juliette » pourrait bien s’avérer la compagne idéale de vos ados. Ce roman est le premier d’une série qui emportera les jeunes aux quatre coins de la planète, de New York à Mexico, en passant par Barcelone, les Bermudes, Amsterdam, la Grande Bretagne et j’en passe. À la fin du bouquin, un mini-guide de voyage présente les attraits, les bonnes adresses et tout ce qu’il y a à retenir sur la destination dont il est question. Dans « Juliette à New York », vos ados découvriront non seulement une héroïne attachante et drôle, mais également une ville fascinante. Ils apprendront les faits marquants de son histoire, visiteront ses sites touristiques les plus intéressants, obtiendront l’adresse de restaurants et magasins susceptibles de leur plaire, et bien d’autres choses encore. Cette série plaira particulièrement aux jeunes filles. En librairie depuis le 3 avril, « Juliette à New York » sera suivi de « Juliette à Barcelone » en septembre prochain. Si le coeur vous en dit, jetez un oeil à la page Facebook de la série: https://www.facebook.com/SerieJuliette?fref=ts

Pour acheter votre exemplaire en ligne

Juliette à New York 

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Alcatraz, l’île maudite

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Le vent froid chargé d’humidité qui souffle 365 jours par année sur l’île a de quoi faire frissonner les couennes les plus dures. En mettant le pied sur le sol rocailleux d’Alcatraz, en mai dernier, j’ai tout de suite compris que je n’étais pas suffisamment habillée. Qu’à cela ne tienne, j’y étais enfin ! La première fois que j’ai entendu parler de ce sinistre endroit, j’avais 8 ans. C’était à la sortie du film L’évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood, en 1979. Vous l’avez vu ?

escapealcatrazVéritable forteresse, la prison d’Alcatraz est située sur l’île du même nom, dans la célèbre baie de San Francisco, à seulement 2,4 km de la côte. On dit que l’endroit doit son nom à la présence de nombreux pélicans (alcatraces, en espagnol). En l’absence de prédateurs à 4 pattes, l’île est d’ailleurs un véritable sanctuaire d’oiseaux. Il y en a partout ! Mais admirer la faune ailée est loin d’être le but du millier de  visiteurs qui débarquent chaque jour du traversier assurant la liaison entre le port de San Francisco et Alcatraz.

Un peu d’histoire

Inhabitée pendant des millénaires, à l’exception de la visite occasionnelle de quelques membres de tribus amérindiennes, Alcatraz, surnommé « the Rock », n’intéressa le gouvernement américain qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, époque de la Ruée vers l’or. On y érigea alors un phare et une citadelle rendus nécessaires en raison de  l’explosion du trafic maritime découlant de la découverte de mines d’or dans la région. En quelques années, la population de San Francisco passa en effet de 300 à 200 000 personnes. Un phénomène inédit ! Le phare entre en fonction en 1854. Lorsqu’éclate la guerre de Sécession, en 1861, la citadelle dispose de 111 canons lisses… San Francisco et son port représentaient en effet des cibles plus qu’intéressantes pour les Confédérés. À partir de 1859, déjà, l’île sert de prison pour les soldats mis aux arrêts. Pendant la guerre de Sécession, des civils condamnés pour trahison, des soldats accusés de désertion, de viol, d’agression ou de meurtre ainsi que l’équipage entier d’un navire confédéré y sont incarcérés.  L’armée y emprisonne aussi des Indiens Apache, Hopi ou Modoc capturés lors des diverses batailles.

AlCaponemugshotCPDEn 1907, le gouvernement fait raser la citadelle pour construire l’immense prison mythique qui abritera notamment Al Capone et nombre d’autres bandits  jugés trop « difficiles » pour être accueillis dans d’autres prisons. Froid, humidité, isolement et désolation sont les mots qui nous viennent à l’esprit en visitant les lieux. Les cellules sont petites, les courants d’air sont partout, la lumière est rare, l’humidité est omniprésente et les règlements sont implacables.  Brrrr !!!!!! Pas étonnant que les tentatives d’évasion se multiplient…

Un mystère jamais résolu

La plus célèbre des 14 tentatives d’évasion d’Alcatraz eut lieu en juin 1962. Frank Morris et les frères Anglin réussirent à s’enfuir de l’île à la nage et tentèrent de joindre San Francisco en utilisant des imperméables comme bouées. L’eau est si froide autour de l’île que l’hypothermie est quasi inévitable et qu’on suppose qu’ils sont mort noyés. On n’a cependant jamais retrouvé leurs corps… Personne n’en a jamais plus entendu parler en fait !

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Robert F. Kennedy fit fermer la prison en 1963, alors qu’il était ministre de la Justice. L’endroit a inspiré de nombreux réalisateurs et écrivains. À seulement 2 kilomètres d’une des plus belle villes du monde, la laideur d’Alcatraz, auréolée de mystère, est une bien vilaine cicatrice. Transformé en parc national, l’endroit est accessible pour une quarantaine de dollars. Des traversiers assurent la navette entre le port de San Francisco et l’île toutes les 30 minutes jusqu’à la nuit tombée. Sur place, des audio-guides sont offert dans une vingtaine de langues, français compris. Ne vous en privez pas, la mise en scène est fort bien faite. Envie de voir la cellule d’Al Capone ? Des reconstitutions sonores de très bonne qualité vous donneront l’impression de le côtoyer de près, lui et ses compagnons. Pour éviter la foule, tâchez de prendre le 1er traversier, en avant-midi. Surtout, habillez-vous chaudement. Vous m’en donnerez des nouvelles !

Pour en savoir plus ou réserver votre place : http://www.alcatrazislandtickets.com/

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