SOMPTUEUSE HAVANE

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Je rêvais de la voir depuis des années. La belle ne m’a pas déçue ! La riche architecture de La Havane, ses sites historiques, ses quartiers pittoresques, sa gastronomie et ses grands hôtels ont définitivement de quoi satisfaire les voyageurs les plus exigeants. Suivez le guide !

HABANA VIEJA

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Il se dégage une atmosphère tout à fait particulière de la capitale de Cuba. À la fois belle et balafrée, la Havane de même que ses habitants semblent avoir la capacité de survivre avec dignité à tous les outrages, celle de résister à tous les affronts. Débordante d’énergie et de musique, la ville présente de multiples visages. Si Habana vieja, le cœur historique, donne parfois l’impression d’avoir subit un bombardement, il n’en continue pas moins de forcer l’admiration. Inscrit sur la liste du « patrimoine mondial » de l’Unesco, le quartier, ses rues et ses ruelles pavées, demeurent en effet d’une grande beauté, pour peu qu’on prenne la peine de lever les yeux vers les riches détails que présentent ses bâtiments d’architecture hispano-andalouse. Portes, fenêtres, corniches et balcons colorés sont en effet une splendeur pour le regard.

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À voir absolument : la Plaza de la catedral, le Palacio de los Marqueses de Aguas Claras et la Calle Obispo. Cette dernière est une sorte de musée à ciel ouvert de l’architecture coloniale, avec ses petits cafés, restaurants, librairies et boutiques à la mode. Les admirateurs d’Ernest Hemingway, prix Nobel de littérature, n’ignorent pas que celui-ci vécut plusieurs années à La Havane et y trouva l’inspiration de plusieurs de ses oeuvres. Vous ne voudrez peut-être pas manquer la Bodeguita del Médio, le café bar préféré de l’écrivain, réputé notamment pour ses mojitos. Les murs de l’établissement sont ornés de photos, dessins, graffitis et autres souvenirs de ses visiteurs les plus célèbres dont Nat King Cole, le poète Pablo Neruda et Gabriel Garcia Marquez. Le restaurant El Floridita, connu comme le « berceau du daiquiri », est un autre des lieux fétiches de l’auteur du « Vieil homme et la mer ». On peut encore aujourd’hui y goûter le fameux cocktail et déguster sa langouste sous l’œil bienveillant du grand écrivain, toujours présent sous la forme d’une statue appuyée au bar. Un must !

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CENTRO HABANA

 Séparé de la vieille ville par el Paseo del Prado, une sorte de chic boulevard, le quartier Centro Habana brille par ses immenses bâtiments à l’architecture néoclassique, Art nouveau ou Art déco. Ancien quartier des affaires et secteur de résidence de l’aristocratie et des mieux nantis, il s’agit aujourd’hui un lieu de promenade pittoresque et fort agréable même si les travaux de restauration des principaux édifices donnent parfois l’impression de se balader au travers d’un énorme chantier de construction ! Mais qui oserait s’en plaindre ? C’est une joie de penser que ces somptueux édifices seront préservés ! Le quartier regroupe les plus beaux musées de la ville ainsi que les hôtels les plus luxueux.

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À voir absolument : la promenade qui s’étire du Paseo de Marti – mieux connu sous le nom de « Prado » – au Parque Central. Vous aimerez profiter de l’ombre de ses grands arbres ainsi que de l’accueil de ses bancs de pierre. Ne manquez pas non plus l’Edificio Barcardi, l’un des plus beaux exemples d’architecture Art déco de La Havane. Ancien siège social de la société du même nom, il abrite aujourd’hui des bureaux. Emblème de la ville, le Capitolio fut le siège du Sénat et de la Chambre des représentants jusqu’à la Révolution de 1959. Actuellement en rénovation, le bâtiment surmonté d’un gigantesque dôme s’inspire autant de la basilique Saint-Pierre de Rome que du Capitole de Washington. Il abrite aujourd’hui le ministère des Sciences et de la Technologie. Vous ne voudrez sans doute pas passer dans le voisinage sans visiter el Bario Chino, le quartier chinois. Il s’agit en fait aujourd’hui d’une simple rue à laquelle on accède à chaque bout par une porte traditionnelle. On dit d’ailleurs que celle qui enjambe la Calle Dragones est la plus grande porte chinoise qui soit au monde. Je n’ai malheureusement pas eu le loisir de vérifier l’information… Enfin, la mythique promenade sur le front de mer qui s’étire sur 8 km, le Malecon, vaut tout à fait le déplacement. À l’instar des familles cubaines, attendez cependant que le soleil tape moins fort avant de vous y aventurer, puisque l’ombre y est absolument inexistante.

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MIRAMAR ET LE VEDADO

Si vous doutiez qu’il existe aujourd’hui une classe de Cubains bien nantis, je vous conseille un détour par le quartier Miramar. Le plus luxueux et élégant voisinage de La Havane abrite notamment les ambassades, les représentations commerciales étrangères et les plus belles demeures de la ville. Autrefois lieux de résidence des riches américains, les résidences cossues du quartier sont loin de la décrépitude de certaines de celles de Habana Vieja. À voir tout près : le fameux Tropicana, le cabaret le plus célèbre de Cuba et peut-être même d’Amérique ! Quant aux hôtels construits en hauteur et aux riches demeures des Américains de l’époque de Batista, ils se concentrent dans le quartier Vedado. C’est là que se concentrent aujourd’hui les bars de jazz, les salles de cinéma et d’agréables petits bars à salsa.

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BELLES D’AUTREFOIS

Paradis des aficionados de voitures anciennes, La Havane est littéralement un immense musée des curiosités en matière de voitures. Le parc automobile de la ville est plus que diversifié et les vielles Lada des années 1980 côtoient sans complexes les Toyota des années 2000 et les belles américaines des années 40 et 50. Peintes de couleurs vibrantes, plusieurs de ces dernières font office de taxis. Envie d’une balade à bord d’une vieille Buick décapotable rose ? Le prix de la course est à négocier. La plupart des propriétaires de ces belles d’autrefois sollicitent les clients potentiels dans le centre, autour du Capitolio et de l’hôtel Parque Central.

UN SECRET BIEN GARDÉ

Un des meilleurs restaurant de la Havane, à prix mini, se cache derrière el Capitolio, sur la calle Barcelona. Décoré comme un loft exotique, le Sia Kara Café est le secret le mieux gardé de La Havane. Il faut dire qu’il n’a ouvert ses portes qu’en avril 2014… Nous y avons passé deux très agréables soirées et avons été conquises, autant par la cuisine que par les prix. La nourriture y est non seulement savoureuse, mais les assiettes sont gigantesques, le décor est génial et le personnel d’une gentillesse désarmante. Enfin, le restaurant est situé non loin des meilleurs hôtels, dont le Parque central et l’Inglaterra et on y parle français !  http://www.siakaracafe.com

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UNE MISE EN GARDE

Les Cubains forment un peuple pacifique. Si La Havane est aussi sécuritaire pour les touristes que le reste de l’île de Cuba, il n’en demeure pas moins que vous y serez sollicité plus que n’importe où dans le pays. On vous demandera quelques pesos pour tout et rien : pour vous autoriser à prendre une photo, pour vous conduire à pied jusqu’à la banque la plus proche, pour permettre à votre interlocuteur de nourrir ses enfants, d’acheter des médicaments, etc… Les « attrape-touristes » sont nombreux et il n’est pas toujours facile aux âmes sensibles de résister. Songez seulement que si vous vous attendrissez à tous les coins de rue, vous risquez de défoncer votre budget en moins de quelques heures. De nombreux individus ont aussi pour tâche de « recruter » des clients à l’intention de certains restaurants. Sachez que le prix des plats servis dans ces établissements est généralement plus élevé qu’ailleurs, puisque le restaurateur doit payer ces « relayeurs de clients ». Enfin, retenez qu’en tout temps, mieux vaut vous entendre avec le chauffeur sur le prix de la course AVANT de monter en voiture ou en cocotaxis (une sorte de scooter jaune à trois roues, couvert et comportant deux places à l’arrière).

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SE RENDRE ET SE LOGER À LA HAVANE

Rien de plus facile pour les Québécois que de se rendre et se loger à La Havane. Sunwing offre des forfaits à destination de la capitale cubaine, au départ de Montréal et Québec, tout au long de l’année, et même de Saguenay, notamment lors de la saison froide. Le service en vol est impeccable et, à destination, un grand choix d’hôtels s’offre à vous. http://www.sunwing.ca

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     Iberostar Parque Central

Ma fille et moi avons séjourné au somptueux hôtel Parque Central et nous avons pleinement apprécié notre séjour. Situé en plein cœur de la Havane, à la limite entre les quartiers Centro et Habana Vieja, cet établissement tout neuf est remarquable à plus d’un titre. Il s’agit d’un hôtel 5 étoiles, d’une qualité irréprochable. Doté de chambres et de suites aussi luxueuses que vastes, modernes et confortables, le Parque Central n’a absolument rien à envier aux meilleurs établissements nord-américains. Le service y est réellement impeccable et le personnel est bien formé, affable et serviable. Pour couronner le tout, la cuisine servie dans tous les restaurants de l’hôtel est diversifiée et réellement savoureuse. Que demander de plus ? La décoration est magnifique et la piscine et le resto-bar sur le toit offrent un point de vue magnifique sur l’ensemble de la ville. En ce qui me concerne, il s’agit d’un réel coup de cœur ! http://www.hotelparquecentral-cuba.com/fr/hotel_parque_central_cuba.asp

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Situé non loin du Parque Central, c’est-à-dire à deux pas de toutes les attractions touristiques, l’hôtel Inglaterra est mythique en ce qu’il est classé monument national et qu’il a logé de grands personnages, dont la grande Sarah Bernhart. D’une élégance raffinée, l’établissement coté 4 étoiles rappelle avec nostalgie l’atmosphère qui devait régner à Cuba à la fin du XIXe siècle. Malgré le nom, l’architecture de l’hôtel est d’inspiration néoclassique espagnole et l’ambiance y est absolument charmante. On l’aime pour les émotions qu’il suscite, pour la beauté de son vestibule décoré de mosaïques andalouses et pour la décoration de ses chambres, très très romantique. http://www.hotelinglaterra-cuba.com

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POUR EN SAVOIR PLUS

VACANCES SUNWING

L’éditeur montréalais ULYSSE publie des guides de voyage de grande qualité. Je vous conseille en particulier le suivant:

ESCALE À LA HAVANE

 

Crédits photos: Rose-Line Brasset, Laurence Brasset et Sunwing

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La route des vins Québécois

Terrasse-vignoble-Sainte-PétronilleVous aimez le vin, les paysages bucoliques et les gens passionnés? Vous cherchez une idée d’escapade en ce début d’été? Partir en ballade sur la route des vins de chez nous, c’est voir les ceps et les grappes, rencontrer des vignerons passionnés, visiter d’accueillantes salles de dégustation et, surtout, découvrir des produits surprenants !

L’Association des vignerons du Québec propose une division de notre territoire en cinq régions vinicoles. Les deux plus connues sont sans doute les Cantons-de-l’Est et la Montérégie, mais la route des vins passe aussi par l’Ouest, le Centre et l’Est du Québec. Parions qu’il y a un vignoble qui reçoit les visiteurs près de chez vous!

L’histoire d’amour entre le vin et les Québécois ne date pas d’hier. Lorsque Jacques Cartier explora le fleuve Saint-Laurent, en 1535, il nota la présence de vignes sauvages sur l’Île d’Orléans, à qui il donna le nom de Isle de Bacchus, en référence au dieu romain de l’ivresse. En 1608, lorsque Samuel de Champlain s’installa sur le site de la future ville de Québec, il y planta des vignes françaises, mais celles-ci ne survécurent pas à l’hiver. Qu’à cela ne tienne! Au fil des siècles, on continua les vinifications avec des vignes arbustives locales. Si les résultats furent longtemps peu concluants, la viticulture prit son envol dans la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque l’on se mit à cultiver des variétés de raisins en provenant d’hybrides nord-américains et de croisements européens.

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LA VITICULTURE QUÉBÉCOISE MODERNE

Diplômé de l’Institut d’Oka en agronomie, Joseph-O. Vandal est considéré comme le père de la viticulture québécoise moderne. En 1939, il fut embauché à l’Université Laval comme chercheur puis professeur de génétique et développa de nombreux cultivars adaptés au climat québécois. Ses recherches et expériences balisèrent le chemin pour la cinquantaine de vignerons qui cultivent et transforment amoureusement la vigne aujourd’hui, principalement au long et au sud du fleuve Saint-Laurent. À ce jour, les vins des membres de l’Association des vignerons du Québec totalisent plus de 530 médailles d’excellence obtenues lors de concours nationaux jugeant de la qualité des vins. On en a fait du chemin!

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UNE COULEUR BIEN À NOUS

Mais qu’est-ce qui fait la valeur d’un bon vin? « Des ingrédients de première qualité et un vinificateur de talent », tranche Diane Dion, propriétaire avec Conrad Brillant du vignoble La Source à Marguerite, sur l’Île d’Orléans. Mais nos vins sont-ils aussi bons que les vins français ou californiens? « À leur façon, tout à fait, dit Nathalie Lane, copropriétaire du Vignoble Ste-Pétronille avec son mari, Louis Denault. Nos vins sont principalement des vins d’assemblages. Ils ont leur personnalité propre étant donné qu’ils sont fait à partir de cépages qui nous sont propres. Quant à notre sol, il convient tout à fait, à condition de bénéficier du nombre adéquat d’heures d’ensoleillement pendant la belle saison. » Une opinion que partage madame Dion: « Fabriqués avec du raisin provenant d’hybrides américains, nos vins ont leurs propres couleurs, leurs propres qualités. Il est inutile voire injuste de les comparer à des vins de cépages tels les cabernet-sauvignons ou les pinots noirs. Il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et se permettre de goûter autre chose. À tout coup, les gens sont surpris. Un bon vin n’est pas nécessairement un vin qui imite les vins français. » Qu’on se le dise! Il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et se faire confiance. Un vin qui nous plaît est d’ores et déjà un bon vin…

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PRÉPARER SON ITINÉRAIRE

La plupart des vignobles accueillent des visiteurs tout l’été. C’est l’occasion de déguster leurs produits et de visiter leurs installations en toute simplicité et décontraction. Quant à la période des vendanges, elle est fonction des cépages et de la région, mais elle a généralement lieu, à peu près, de la fin septembre à la mi-octobre. Il existe dix-sept vignobles membres de l’Association des vignerons du Québec dans les Cantons-de-l’Est et seize en Montérégie. Sept vignobles attendent également votre visite dans l’Ouest-du-Québec, cinq dans la région du Centre-du-Québec et dix dans la grande région de Québec, dite l’Est-du-Québec. La plupart des vignerons proposent la dégustation de leurs vins depuis leur boutique. Plusieurs offrent aussi des services de restauration ou des aires de pique-nique. Il est parfois possible de participer aux vendanges. Que du bonheur!

La meilleure façon de préparer votre itinéraire, et de profiter au maximum des possibilités qu’offre la région que vous aurez choisie, consiste à visiter le site Internet de l’Association des vignerons du Québec. Choisissez votre région, entrez vos critères de sélection, et l’outil de planification établira pour vous la liste des vignobles à visiter. Si vous souhaitez participer aux vendanges, sachez que celles-ci se déroulent généralement en très peu de jours, entre la mi-septembre et la fin octobre. Pensez donc à réserver d’avance!

POUR EN SAVOIR PLUS

Association des vignerons du Québec

http://www.vinsduquebec.com/fr

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Voir les pingouins voler en Chaudières-Appalaches

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Amateurs d’écotourisme, sachez que la région touristique de Chaudière-Appalaches, près de Québec, recèle des trésors. À commencer par une faune hors de l’ordinaire. À cette époque de l’année, la saison débute en beauté puisque les pingouins de l’archipel de l’Isle-aux-Grues vous attendent !

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La faune et la flore québécoises sont d’une grande richesse, c’est bien connu, mais les alentours de Montmagny et de ses îles se distinguent en ce que le coin est un véritable paradis pour ornithologues en herbe. On connaît déjà la région comme le point de rassemblement des oies des neiges, au printemps et à l’automne mais, de la mi-mai à la mi-juin, environ, c’est bel et bien pour observer des petits pingouins que les amoureux des oiseaux montent à bord de l’un ou l’autre des bateaux de la flotte de la famille Lachance pour partir en croisière d’observation. Une expérience inoubliable !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEH OUI ! IL VOLE !

Cousin du grand pingouin, l’adorable petit pingouin habite les côtes tempérées et boréales de l’Atlantique Nord et vient faire son nid dans les fissures et les éboulis de roches des îles de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent. Et oui, il vole vraiment ! Le fait est que l’on confond souvent les pingouins avec le manchot, qui vit dans l’hémisphère sud et dont les ailes sont trop courtes pour lui permettre de voler.

Croisiere Lachance_CrÇdits Louis Chamberland (4)Après une agréable croisière dans l’archipel, pendant laquelle le capitaine nous en apprend beaucoup sur l’histoire de la région et le mode de vie des insulaires, le bateau s’approche suffisamment des oiseaux pour nous permettre de les voir voler, d’observer leur lieu de nidification et de les prendre en photo, ce qui est très apprécié. Fait à signaler, un guide expérimenté d’Ornitour prend alors la relève afin de partager son savoir en matière d’ornithologie avec les passagers, tout en ayant le souci de garder l’information accessible aux néophytes.

Amoureux des oiseaux et de la mer, il s’agit d’une excursion à ne pas manquer, alors à vos appareils photos !

Ornitour (http://www.ornitour.net) est une entreprise écotouristique qui propose une multitude de forfaits et de visites en nature, toutes destinées à vous faire découvrir la richesse du patrimoine et l’histoire de ce petit coin de paradis.

La famille Lachance (http://croisiereslachance.com) a donné à la région plusieurs générations de navigateurs et son histoire est intimement liée à la région. Elle exploite aujourd’hui plusieurs bateaux proposant diverses croisières et excursions entre Montmagny, Berthier-sur-Mer, Grosse-Île et L’Isle aux Grues.

 Les départs pour la croisière aux petits pingouins se font de la marina de Berthier-sur-Mer, de la mi-mai à la mi-juin. Pour réserver :

http://www.croisieresaml.com/planifiez-votre-croisiere/montmagny-et-les-iles/croisiere-aux-petits-pingouins/detail/?lieu=9&categorie=&page=1

Le Vent des åles- CrÇdits Louis Chamberland

 

Région de San Francisco – Voir les Séquoias de près

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Je voulais en voir depuis mon enfance. En préparant mon voyage en Californie, rien (ou presque) ne me faisait plus rêver que la perspective d’enfin pouvoir les admirer de près, de lever les yeux vers leurs cimes millénaires et de caresser leurs troncs. Je parle bien sûr des séquoias géants !

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On dit que c’est à l’occasion de la Ruée vers l’or, au milieu du XIXe siècle, que furent découverts les premiers spécimens de Californie. Depuis, des milliers d’entre eux ont malheureusement disparu… On dit qu’en 1918, près de 90 % des séquoias avaient été abattus pour satisfaire aux besoins de l’industrie ! Dans les années 1960, à l’école, à la télé ou dans un magazine, vous avez peut-être comme moi eu l’occasion de voir la photo d’une voiture passant littéralement dans un tunnel creusé au milieu du tronc d’un de ces vénérables arbres. Une aberration ! Le parc national de Yosemite, dans lequel se trouvait cet arbre (qui n’a évidemment pas survécu et qu’on a dû abattre en 1969), est sans doute le plus visité par les touristes du monde entier ! Songez seulement que ces arbres, qui peuvent atteindre 100 mètres, peuvent surtout vivre plus de 2000 ans…

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Situé dans les montagnes de la Sierra Nevada, et d’une superficie totale de 3 079 km2, Yosemite, reconnu patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, est le troisième plus grand parc de Californie. Ses arbres, ses chutes d’eau et ses pics de granit spectaculaires attirent chaque année plus de 3,5 millions de touristes. Quand on parle de grands espaces… Une visite de ce parc se prépare évidemment comme une expédition et vaut mieux avoir du temps devant soi !

Si votre séjour en Californie est de courte durée, et se limite plutôt à la région de San Francisco, je vous suggère plutôt la visite de Muir Woods. Intéressé ? Suivez le guide !

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JOHN MUIR, UN NATURALISTE PASSIONNÉ

À quelques kilomètres au nord de San Francisco, non loin du fameux village de Sausalito, le Muir Woods National Monument est l’unique forêt de la Bay Area où des séquoias géants ont pu échapper aux bûcherons du XIXe siècle. L’endroit porte le nom du naturaliste dont le combat mena aux premières mesures de protection de l’environnement. Sa facilité d’accès et sa beauté en font un véritable incontournable !

Né en avril 1838 et décédé en 1914, John Muir fut l’un des premiers militants pour la protection de la nature. Ses lettres, essais et livres racontent ses aventures dans la nature et la vie sauvage, notamment dans les montagnes de la Sierra Nevada. C’est à son activisme que l’on doit la conversion de la vallée de Yosemite en parc national. On lui doit également la fondation du Sierra Club, l’une des plus importantes organisations de conservation des États-Unis.

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UN PARC D’UNE VALEUR INESTIMABLE

C’est en 1905 que William Kent, membre du Congrès des États-Unis, acheta (au coût de 45 000$ à l’époque) la vallée où est située Muir Woods, dans l’intention de la protéger du défrichement sauvage qui sévissait dans la région. Des centaines de maisons de San Francisco furent en effet construites à partir des forêts de séquoias des alentours. Cet achat causa bien des soucis à l’homme d’affaires, grand admirateur de John Wood, qui dut se résoudre à céder 120 acres de terrain au gouvernement américain dès 1908. C’est le président Théodore Roosevelt qui en fit un « monument national » la même année. Magnifiquement entretenu et véritable havre de paix, le parc accueille aujourd’hui entre 700 000 et 850 000 visiteurs par an venus y chercher le calme et la sérénité, voir la béatitude. Que pourrait inspirer d’autre ces arbres majestueux, témoins de l’histoire de l’humanité et nés bien longtemps avant la colonisation des États-Unis ?

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Le parc abrite également toute une variété d’espèces animales, dont 69 espèces d’oiseaux, des amphibiens, des reptiles (tortues), des poissons en quantité et une trentaine d’espèces de petits mammifères (dont des coyotes, des loutres et des lynx).

Comptez entre une heure trente et trois heures pour faire le tour des sentiers de randonnées du parc (entre 3 et 10 kilomètres) et casser la croûte au petit restaurant bio. N’oubliez surtout pas votre appareil photo ! L’accès au parc coûte 7$ et est gratuit après 18 heures. Il s’agit justement du moment où la horde des touristes déserte l’endroit. Un petit paradis, accessible aussi aux personnes en fauteuil roulant.

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S’Y RENDRE

 Muir Woods est à 19 km au nord à partir du Golden Gate. On y accède par la U.S. 101 et l’autoroute California 1. Personnellement, je m’y suis rendue en prenant un bus rouge de la compagnie City Sightseeing San Francisco, qui fait un arrêt à Sausalito et se spécialise dans les « Hop on – Hop off tours ». Pour 50$, ça vaut vraiment le coût. Un aller-retour d’un après-midi fort agréable et instructif. Cliquez pour visitez leur site Internet : http://www.city-sightseeing.us/index.html

 EN SAVOIR PLUS

SAN FRANCISCO TRAVEL

(Site en français) www.onlyinsanfrancisco.fr

GUIDE VOIR

Complet et abondamment illustré, le Guide Voir consacré à la Californie est un must !

http://www.editions-libreexpression.com/Guide-Voir-Californie/Collectif/livre/9782764807811

« Juliette à New York » – Une série de livres pour donner le goût des voyages à ses ados

Pâques à NYDepuis leur naissance, mes enfants ont beaucoup voyagé avec moi. Dans notre famille, le voyage est bien plus qu’un loisir, c’est un mode de vie. Dès qu’ils ont su marcher, j’ai mis l’enthousiasme et la bonne volonté de mes petits à contribution. Peu à peu, ils ont ainsi appris à organiser leurs bagages, à s’orienter dans les aéroports, à exprimer adéquatement leurs besoins au personnel de bord, à dormir n’importe où, à demander gentiment des renseignements en français, en anglais ou en espagnol, et, surtout, à observer comment les autres vivent… Voyager, c’est apprendre à s’adapter à la vitesse grand « V », c’est s’instruire.

Nos enfants sont de merveilleux compagnons de voyage. Ils sont curieux, souples, naturellement enclins à vouloir nous faire plaisir, et nous partageons avec eux une complicité à nulle autre pareille. Les adolescents ne sont pas différents, pour peu que l’on tienne compte de leurs besoins, de leurs goûts et de leurs préférences. Voyager avec ses ados, c’est avoir l’occasion de retrouver ses bouts de chou devenus grands parfois trop vite, c’est saisir l’opportunité d’approfondir encore une relation de précieuse connivence qu’on voudrait éternelle.

100_0814C’est avec ma fille, adolescente que je continue de sillonner le monde depuis que mon fils aîné a quitté la maison. Se remplir les yeux de la beauté et de la diversité de notre petite planète, voir comment les autres vivent, pensent et aiment, apprendre à respecter leurs goûts, leurs choix, chercher à comprendre leurs motivations, toucher du bout du doigt ce qui les passionne, apprécier les valeurs qu’ils protègent, voilà ce qui nous anime et nous inspire toutes les deux et qui nous incite à toujours vouloir aller plus loin.

Ce faisant, je rassemble du matériel qui me permet de rédiger les articles que je vous présente, semaine après semaine. J’ai fait de ma piqûre du voyage notre gagne-pain et j’en suis très fière. Depuis longtemps, je cherchais une façon de partager aussi cette passion avec les plus jeunes, avec les ados et pré-ados. De ce désir est né un livre destiné aux 9 à 14 ans, mon premier roman jeunesse. Intitulé « Juliette à New York », il s’agit d’un roman visant à les initier au voyage, à leur donner le goût de découvrir le monde.

Juliette New York_C1Une ado globe-trotter qui séduira les vôtres

En compagnie de sa mère journaliste, Juliette, 13 ans, voyage aussitôt qu’un congé scolaire se présente. Pour cette première aventure, elle s’envole vers la Grosse Pomme quelques jours avant Pâques. La voilà partie pour une semaine dans la cité de ses rêves ! Dès son arrivée, elle est séduite par les 1001 attraits de la ville qui ne dort jamais. Entre deux repas au restaurant, une visite au musée et quelques séances de magasinage intensif, Juliette ne tarde pas à se faire de nouveau amis avec qui elle vivra évidemment des aventures à couper le souffle !

_11_roselineb_klodyt2014_Si vous pensez voyager en famille prochainement, « Juliette » pourrait bien s’avérer la compagne idéale de vos ados. Ce roman est le premier d’une série qui emportera les jeunes aux quatre coins de la planète, de New York à Mexico, en passant par Barcelone, les Bermudes, Amsterdam, la Grande Bretagne et j’en passe. À la fin du bouquin, un mini-guide de voyage présente les attraits, les bonnes adresses et tout ce qu’il y a à retenir sur la destination dont il est question. Dans « Juliette à New York », vos ados découvriront non seulement une héroïne attachante et drôle, mais également une ville fascinante. Ils apprendront les faits marquants de son histoire, visiteront ses sites touristiques les plus intéressants, obtiendront l’adresse de restaurants et magasins susceptibles de leur plaire, et bien d’autres choses encore. Cette série plaira particulièrement aux jeunes filles. En librairie depuis le 3 avril, « Juliette à New York » sera suivi de « Juliette à Barcelone » en septembre prochain. Si le coeur vous en dit, jetez un oeil à la page Facebook de la série: https://www.facebook.com/SerieJuliette?fref=ts

Pour acheter votre exemplaire en ligne

Juliette à New York 

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Alcatraz, l’île maudite

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Le vent froid chargé d’humidité qui souffle 365 jours par année sur l’île a de quoi faire frissonner les couennes les plus dures. En mettant le pied sur le sol rocailleux d’Alcatraz, en mai dernier, j’ai tout de suite compris que je n’étais pas suffisamment habillée. Qu’à cela ne tienne, j’y étais enfin ! La première fois que j’ai entendu parler de ce sinistre endroit, j’avais 8 ans. C’était à la sortie du film L’évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood, en 1979. Vous l’avez vu ?

escapealcatrazVéritable forteresse, la prison d’Alcatraz est située sur l’île du même nom, dans la célèbre baie de San Francisco, à seulement 2,4 km de la côte. On dit que l’endroit doit son nom à la présence de nombreux pélicans (alcatraces, en espagnol). En l’absence de prédateurs à 4 pattes, l’île est d’ailleurs un véritable sanctuaire d’oiseaux. Il y en a partout ! Mais admirer la faune ailée est loin d’être le but du millier de  visiteurs qui débarquent chaque jour du traversier assurant la liaison entre le port de San Francisco et Alcatraz.

Un peu d’histoire

Inhabitée pendant des millénaires, à l’exception de la visite occasionnelle de quelques membres de tribus amérindiennes, Alcatraz, surnommé « the Rock », n’intéressa le gouvernement américain qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, époque de la Ruée vers l’or. On y érigea alors un phare et une citadelle rendus nécessaires en raison de  l’explosion du trafic maritime découlant de la découverte de mines d’or dans la région. En quelques années, la population de San Francisco passa en effet de 300 à 200 000 personnes. Un phénomène inédit ! Le phare entre en fonction en 1854. Lorsqu’éclate la guerre de Sécession, en 1861, la citadelle dispose de 111 canons lisses… San Francisco et son port représentaient en effet des cibles plus qu’intéressantes pour les Confédérés. À partir de 1859, déjà, l’île sert de prison pour les soldats mis aux arrêts. Pendant la guerre de Sécession, des civils condamnés pour trahison, des soldats accusés de désertion, de viol, d’agression ou de meurtre ainsi que l’équipage entier d’un navire confédéré y sont incarcérés.  L’armée y emprisonne aussi des Indiens Apache, Hopi ou Modoc capturés lors des diverses batailles.

AlCaponemugshotCPDEn 1907, le gouvernement fait raser la citadelle pour construire l’immense prison mythique qui abritera notamment Al Capone et nombre d’autres bandits  jugés trop « difficiles » pour être accueillis dans d’autres prisons. Froid, humidité, isolement et désolation sont les mots qui nous viennent à l’esprit en visitant les lieux. Les cellules sont petites, les courants d’air sont partout, la lumière est rare, l’humidité est omniprésente et les règlements sont implacables.  Brrrr !!!!!! Pas étonnant que les tentatives d’évasion se multiplient…

Un mystère jamais résolu

La plus célèbre des 14 tentatives d’évasion d’Alcatraz eut lieu en juin 1962. Frank Morris et les frères Anglin réussirent à s’enfuir de l’île à la nage et tentèrent de joindre San Francisco en utilisant des imperméables comme bouées. L’eau est si froide autour de l’île que l’hypothermie est quasi inévitable et qu’on suppose qu’ils sont mort noyés. On n’a cependant jamais retrouvé leurs corps… Personne n’en a jamais plus entendu parler en fait !

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Robert F. Kennedy fit fermer la prison en 1963, alors qu’il était ministre de la Justice. L’endroit a inspiré de nombreux réalisateurs et écrivains. À seulement 2 kilomètres d’une des plus belle villes du monde, la laideur d’Alcatraz, auréolée de mystère, est une bien vilaine cicatrice. Transformé en parc national, l’endroit est accessible pour une quarantaine de dollars. Des traversiers assurent la navette entre le port de San Francisco et l’île toutes les 30 minutes jusqu’à la nuit tombée. Sur place, des audio-guides sont offert dans une vingtaine de langues, français compris. Ne vous en privez pas, la mise en scène est fort bien faite. Envie de voir la cellule d’Al Capone ? Des reconstitutions sonores de très bonne qualité vous donneront l’impression de le côtoyer de près, lui et ses compagnons. Pour éviter la foule, tâchez de prendre le 1er traversier, en avant-midi. Surtout, habillez-vous chaudement. Vous m’en donnerez des nouvelles !

Pour en savoir plus ou réserver votre place : http://www.alcatrazislandtickets.com/

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Pique-nique à Bodega Bay

Schoolhouse Beach, Bodega Bay, California

Je suis une mordue de cinéma ! Et vous ? J’adore me retrouver seule dans une salle à moitié vide, l’après-midi, pour regarder le dernier né d’un de mes cinéastes préférés. Où que je sois dans le monde, j’essaie de voir au moins un film par semaine, beau temps mauvais temps. Je me souviens avoir vu Au delà du bien et du mal, à Quito, The curious case of Benjamin Button, à New York, Amadeus, à Lausanne, L’insoutenable légèreté de l’être, à Barcelone, et une version « remasterisée » d’un chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock à … Amsterdam. Récemment, après un séjour à San Francisco et alors que je me rendais dans la vallée de Sonoma, sur la route des vins, je me suis arrêtée sur les lieux d’un des plus célèbres tournages du réalisateur britannique. Bodega Bay, ça vous dit quelque chose?

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Un village de pêcheur figé dans le temps

Au cours de sa carrière, Hitchcock, surnommé « le » maître du suspense , réalisa 53 longs métrages, dont certains comptent parmi les plus importants du septième art. De ceux-ci, l’un de mes préférés est sans conteste  Les oiseaux, tourné en 1963. Quel est le vôtre ?

hitchcockÀ propos du film, le réalisateur déclara : « On pourrait dire que le thème des Oiseaux est l’excès d’autosatisfaction qu’on observe dans le monde : les gens sont inconscients des catastrophes qui nous menacent.»

Moi qui voyage pour secouer le terrible sentiment d’insécurité qui m’assaille quand je reste sur place trop longtemps, j’adhère tout à fait à sa vision! Pour incarner le rôle principal,  la blonde Melanie, le réalisateur choisit une actrice peu connue encore à l’époque, Tippi Hedren. Ce rôle lui portera chance et la rendra célèbre (elle donnera plus tard ce prénom porte-bonheur à sa fille, Melanie Griffith).

Birds-Hitchcock_400Le film commence dans une boutique de San Francisco où l’on vend des oiseaux et où Melanie Daniels fait la rencontre de l’avocat Mitch Brenner qui souhaite offrir à sa jeune sœur un couple d’inséparables (en anglais, lovebirds). Bien que cette première rencontre se déroule somme toute assez mal, la jeune femme décide de revoir l’homme qui, ô surprise, vit avec sa mère et sa sœur dans une maison de ferme de Bodega Bay, un village de pêcheurs situé sur la côte de Sonoma County, à environ 65 kilomètres au nord-ouest de San Francisco. Vous connaissez la suite aussi bien que moi.

À ma grande surprise, j’ai trouvé le minuscule village tel qu’il apparaît dans le film, comme figé dans le temps : le restaurant sur les quais, la Potter Schoolhouse (dont les élèves subissent l’attaque des corbeaux), la petite église blanche, le paysage environnant, rien ne semble avoir bougé. Pas de boutique de souvenirs, pas de tables de pique-nique… Un lieu devenu mythique, n’accueillant pourtant ça et là que de rares visiteurs, au milieu d’un champ de fleurs sauvages. Il n’est pas possible de visiter l’école ou de pénétrer dans l’église, mais j’y ai passé une heure fort agréable, à me dire que la Californie n’avait décidément pas fini de me surprendre.

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Là, le pique-nique

Parmi les distractions que propose Bodega Bay figure le golf, l’observation des oiseaux (il y en a vraiment beaucoup :), la quête de coquillage et la pêche en haute mer. Le soir, les bateaux de pêche déchargent leurs prises du jour. Ils alimentent les quelques restaurants des alentours dont la cuisine est absolument délectable ! Enfin, au nord de Bodega Bay, la Sonoma Coast State Beach étale sur 16 km pas moins de 10 plages quasi désertes et aux reliefs tourmentés, séparées par des avancées rocheuses. Malgré le vent, il y fait déjà beaucoup plus chaud qu’à San Francisco. Y apporter un livre de Jack Kerouac et de quoi pique-niquer est assurément un must !

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Six trucs de pro pour profiter au maximum de votre voyage

Family having fun on tropical beach

C’est décidé, vous partez ! À moins d’être riche comme Crésus, vous comptez probablement vos sous et souhaitez éviter les mauvaises surprises. Voici quelques trucs futés pour vous assurer de profiter au max de vos vacances.

1.  Magasinez vos billets en ligne pour avoir une idée des meilleurs prix, puis effectuez votre réservation auprès d’un agent de voyage.

La croyance populaire qui veut que ce soit moins cher avec Internet ne se vérifie pas toujours. Un agent de voyage a accès à des réseaux où les consommateurs ne peuvent acheter. Apportez-lui les détails des vols que vous souhaitez prendre et voyez ce qu’il peut faire ! Sachez surtout que quand vous réservez auprès d’une agence ou d’un site qui ne détient pas de permis du Québec, votre transaction n’est pas couverte par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyage de l’Office de la protection du consommateur. Cela signifie qu’en cas de faillite de votre fournisseur de service ou de l’annulation de votre vol à cause d’une tempête, il pourrait s’avérer impossible d’être indemnisé.  C’est un pensez-y bien !

2.  Si c’est l’aventure qui vous intéresse, oubliez les forfaits dans des hôtels « tout-inclus ».

Lors de vacances dans le Sud, ces forfaits sont habituellement très avantageux au niveau du prix, mais sachez qu’une fois sur place, vous serez très encadré et passerez probablement vos vacances en compagnie d’autres Québécois. De plus, ce type d’hôtel est souvent loin du centre, ce qui veut dire que vous risquez de n’avoir d’autre contact avec la population locale que la conversation polie que vous aurez tous les soirs avec le barman de l’hôtel où la serveuse du restaurant où vous prendrez vos repas. Personnalisez vos vacances en identifiant à l’avance ce qui vous intéresse dans le pays que vous vous apprêtez à visiter et organisez-vous pour faire le voyage que vous souhaitez vraiment. Vous le méritez bien !

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3. Voyagez léger

On apporte toujours trop de bagages. Avez-nous vraiment besoin de quatre paires de chaussures, d’une paire de pantoufles, de cinq pantalons, d’une robe de chambre, d’un sèche-cheveux et de trois romans ? Même légère, une grande valise limitera vos mouvements, imaginez si vous en avez deux ! Personnellement, je n’emporte généralement qu’une seule valise de format cabine. C’est plus économique (plusieurs compagnies aériennes n’offrent plus l’enregistrement gratuit des bagages), plus rapide (vous n’avez pas à attendre vos bagages au carrousel), et plus sécuritaire (pas de risque qu’on égare vos valises). Pour un gain de place et de confort, j’évite le lin, le coton et tous les tissus qui ne sont pas infroissables et je privilégie les vêtements et accessoires noir ou blanc. Ils sont classiques, élégants et faciles à coordonner. Roulez vos vêtements plutôt que de les plier. Vous gagnerez ainsi beaucoup d’espace ! Pensez aussi à acheter des formats voyage de tous vos produits d’hygiène et de beauté puisque les formats de liquides et gels supérieurs à 100 ml sont interdits à bord des cabines. Enfin, pour la lecture, les communications et le divertissement, l’achat d’une tablette, dans laquelle vous pourrez télécharger vos livres et guides de voyages, est à envisager.

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4. Mettez toutes les chances de votre côté afin de profiter du vol

Les longs trajets en avion n’ont plus rien aujourd’hui d’une partie de plaisir (à moins de voyager en première classe, évidemment). Pour garder la forme jusqu’au bout, buvez beaucoup d’eau pendant le voyage et évitez l’alcool dont les effets négatifs sont décuplés par l’altitude et la pressurisation de la cabine.  Porter des vêtements amples et confortables est une évidence, mais pensez aussi à avoir une paire de chaussettes chaudes sous la main ainsi qu’un chandail confortable, muni d’un capuchon. S’il n’est pas facile de trouver le sommeil en position assise, c’est encore moins évident lorsqu’on a froid!  Pensez aussi à vous lever de votre siège au moins une fois pour vous dégourdir les jambes et activer votre circulation sanguine. Enfin, un masque pour les yeux et des bouchons pour les oreilles pourraient s’avérer utiles, de même que de la gomme à mâcher.

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5. Ne faites pas étalage de votre richesse.

Évitez de garder beaucoup d’argent liquide sur vous. N’ayez sur vous que les devises locales nécessaires pour payer les pourboires et les menus dépenses. Les cartes de crédit prennent peu de places, sont remplaçables et dorénavant utilisables à peu près partout. Gardez des photocopies de vos cartes de crédit dans vos bagages avec le numéro de téléphone à composer en cas de perte ou de vol. Méfiez-vous des pickpockets autant en Europe que dans les destinations plus exotiques. Évitez aussi d’attirer l’attention en portant des bijoux voyants ou en exhibant fièrement des gadgets électroniques dans les lieux publics.  Sans devenir parano, rien ne sert de tenter le diable !

6. À destination, soyez souple et lâchez prise

Ayez l’esprit ouvert et envisagez de sortir de votre zone de confort pour apprendre, goûter et sentir de nouvelles choses. Profitez de chaque minute. Peu importe ce qui arrive, ce n’est pas le moment de vous inquiéter outre-mesure ou de vous mettre en colère. Il y a peu de petits désagréments qui en valent la peine. Demeurez détendu et souriez, vous êtes en vacances !

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Connaissez-vous les Bermudes?

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À la recherche du paradis terrestre ? Bonne nouvelle pour mes compatriotes, je l’ai tout récemment trouvé à environ 1700 kilomètres de chez-moi, c’est-à-dire à environ trois heures d’avion de Québec ou de Montréal.

IMG_4523À mon humble avis, le paradis se devait d’être un endroit à la fois exempt de neige ET de moustiques ; un lieu où les oiseaux n’auraient pas de prédateurs et où fleuriraient à l’année des centaines de variétés d’hibiscus ; un site où l’eau serait bonne à boire, l’air pur, et où je n’aurais qu’à tendre la main pour cueillir des bananes et des avocats. Et bien, croyez-le ou pas, les Bermudes sont tout cela. Et je ne vous ai pas encore parlé des plages de sable aux reflets rose, de l’eau turquoise, des poissons multicolores et de la pêche en haute mer… Ça s’en vient !

Les Bermudes sont un petit chapelet d’îles et d’îlots qui fait grosso modo 34 km de long et qui se parcoure d’un bout à l’autre en 90 minutes à peine. Un tout petit paradis donc ! Contrairement à la croyance populaire, l’archipel ne se trouve pas dans la mer des Caraïbes, mais pas mal plus au nord, c’est-à-dire à peu près vis-à-vis de la Caroline du Nord, à environ 1000 kilomètres du continent. Isolée au milieu de l’Atlantique, ce petit territoire britannique d’outre-mer n’a pas réellement de voisins et cette situation particulière a sans doute quelque chose à voir avec le fameux mythe qui entoure la zone qu’on a appelée le « triangle de Bermudes ».

IMG_4743Par contre, en raison de l’influence des courants chauds du golf Stream, l’ensemble du territoire jouit d’un climat privilégié. Il y fait beau à l’année, avec une moyenne d’environ 20 degrés Celsius en hiver et 30 degrés en été. Pour couronner le tout, les pluies sont réparties équitablement le long des saisons, juste ce qu’il faut pour assurer une végétation luxuriante et approvisionner les habitants en eau potable. Enfin, pour le plus grand plaisir des amateurs de plongée, les Bermudes baignent dans une eau turquoise et limpide, les côtes sont entourées de récifs qui donnent au paysage un relief tout à fait spectaculaire et on y trouve la barrière de corail la plus au nord du monde entier. Avouez que ça commence à vous intéresser!

VENONS-EN AUX FAITS

Au fil des siècles, environ 400 navires ont effectivement disparus après s’être fracassés sur les récifs entourant les Bermudes, faisant aujourd’hui de l’endroit le lieu privilégié des amateurs d’épaves. Pas de danger pour ceux qui s’y rendent désormais en avion, vous avez ma parole. Par contre, si vous avez l’intention d’y louer une voiture, attention ! Comme partout à travers le royaume uni de Grande-Bretagne, on y roule à gauche et le volant des voitures est à droite. Vous êtes avertis…

De par leur emplacement stratégique dans l’océan Atlantique Nord, les Bermudes possèdent également un riche patrimoine historique. La ville de St. George’s, par exemple, figure désormais sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Enfin, on y trouve plus de terrains de golf de championnat au kilomètre carré que n’importe où au monde, et pas des moindres. La gastronomie y est également érigée en fierté nationale et le poison frais est à l’honneur. En résumé, les Bermudes allient remarquablement bien le charme de la décontraction insulaire et l’élégance britannique. Réputée pour ses petites plages intimes aux reflets rose, il s’agit aussi de la destination romantique par excellence. Les amateurs de tout-inclus et de voyages à rabais risquent cependant d’être déçus. Avec un salaire annuel moyen de 60000 $ par année, les locaux ne vivent pas dans la misère et les prix sont donc à l’avenant. Un budget semblable à celui-ci qui que vous auriez en Angleterre est donc de mise.

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EN BREF

On se rend aux Bermudes, tous les jours de l’année, depuis Toronto ou Newark, via Delta, West Jet, Air Canada, US Airways ou United. Les prix des billets les moins chers varient entre 300$ et 600$, tout dépendant du moment de l’année et du jour de la semaine. Comptez environ 2 heures trente de vol.

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La monnaie du pays est le dollar bermudien mais le dollar américain a aussi cours à peu près partout.

IMG_4626Par souci écologique, et en vertu de la loi, chaque propriétaire aux Bermudes acquiert, à ce titre, le droit de posséder une seule et unique voiture par résidence. Les « scooters » y sont fort populaires et les stationnements pour ceux-ci sont omniprésents. Il n’est donc pas rare de croiser son banquier, en costume-cravate, se rendant travailler sur cet engin à deux roues.

La tenue nationale pour les hommes est le bermuda, un short porté avec des bas aux genoux et formant un ensemble complet avec chemise blanche, cravate et veston.

L’eau du robinet est potable partout. Il s’agit en fait d’eau de pluie. Celle-ci ingénieusement recueillie sur les toits blancs que l’on peut admirer partout sur l’archipel, et conservée dans d’immenses citernes souterraines. Elle est délicieuse, n’hésitez pas à en abuser !

Le drink national est le rhum swizzle, un cocktail préparé avec du rhum et des jus de fruit.

Enfin, et c’est à mon avis très important, il n’y a pour ainsi dire ni mouches ni insectes piqueurs aux Bermudes et les oiseaux n’y ont aucun prédateur. Un paradis, je vous le dis !

Crédit photos: Rose-Line Brasset

New York: la magie de Noël

À un mois de Noël, vous avez les blues ? Vous cherchez une escapade intéressante et accessible, mais vous n’êtes pas encore prêt pour le traditionnel voyage dans le Sud du mois de janvier? Vous avez envie de magie? Sachez qu’en matière d’enchantement, New York n’a rien à envier au Pôle Nord! 

Balloons are paraded down 7th avenue during the 83rd Macy's Thanksgiving day parade in New York

LA PARADE DE THANKSGIVING

Dans la grosse pomme, les festivités du temps des fêtes commencent le dernier jeudi de novembre, jour de Thanks Giving,  avec la traditionnelle parade du grand magasin Macy’s, en matinée. En 2013, l’événement a eu lieu le jeudi 27 novembre. Pour ceux qui s’intéressent à la petite histoire, le premier défilé a été organisé par les employés du célèbre grand magasin, en 1924. L’affection des Américains pour cet événement ne s’est jamais démentie depuis. Le défilé est principalement composé de gigantesques ballons gonflables et de différents chars allégoriques. Le parcours de la parade est le même depuis 1945. Elle démarre à l’ouest de Central Park, devant l’American Museum of Natural History, longe le parc jusqu’à Columbus Circle, où elle tourne sur Broadwaypuis continue en direction du Sud-Est, passant par Times Square, jusque chez Macy’s qui fait à lui seul tout un pâté de maison. C’est évidemment là que le Père Noël descend de son traîneau. Attention, c’est aussi à ce moment que les ballons sont lâchés. Un moment à ne pas manquer !

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LE SAPIN DU ROCKEFELLER CENTER

Qui n’a jamais entendu parler de l’immense sapin de Noël du Rockefeller CenterEn fait, c’est probablement le plus célèbre sapin au monde (même si celui de la haute-ville de Québec est aussi bien joli!:). Chaque année, depuis 1931, il est érigé entre la 5e avenue et l’avenue des Amériques, sur la grande place. L’arbre choisi mesure d’habitude autour de 30 mètres sinon plus. Il paraît que la recherche du sapin élu se fait à bord d’un hélicoptère qui scrute les forêts du Connecticut, du Vermont, de l’Ohio et du Canada. Une fois transporté sur le site, le majestueux conifère est décoré de plus de 45 000 lumières. Cette année, l’arbre en provenance du Connecticut sera couronné d’une étoile de cristal de Swarovski mesurant à elle seule plusieurs mètres. Ça c’est une étoile de Noël mes amis! 🙂 Fait à signaler, le sapin est écolo puisqu’il est équipé d’ampoules alimentées par des panneaux solaires. Les curieux peuvent suivre l’évolution de l’arrivée de l’arbre et de sa décoration, jusqu’à son illumination, en consultant le site web du Rockefeller Center. L’illumination aura lieu le mercredi 4 décembre, à partir de 19 h.

Patinoire

La place entière est décorée de nombreux autres sapins, plus petits, et d’une multitude d’autres ornements. Très très romantique ! Et n’oublions surtout pas la vaste patinoire, immortalisée dans un nombre incalculable de productions hollywoodiennes. Allez ! Emmenez votre copine et demandez-là en mariage sur place ! Aucune crainte d’essuyer un refus dans un cadre aussi romantique. On peut évidemment y louer des patins et une vaste aire de restauration rapide offre des repas à prix doux (Pour amortir le coût de la bague peut-être?).

Fait à ne pas oublier, le Rockefeller Center est d’abord et avant tout un vaste complexe commercial construit par la fameuse famille du même nom à la fin des années 30. Il se compose de 19 bâtiments formant un carré. On y trouve de nombreuses boutiques et salles de spectacle, dont le très fameux Radio City Music Hall. Les productions de Noël de celui-ci sont  parmi les plus courues au monde. On dit que plus d’un million de spectateurs assistent à l’un ou l’autre de ces spectacles chaque année ! En tout cas, il s’agit d’une véritable tradition hivernale pour les familles New-yorkaises qui s’y pressent en masse. Si des billets sont disponibles, c’est à ne pas manquer ! En attendant, posés ça et là, de jolis bancs vous invitent à vous asseoir pour vous reposer (après une séance de patinage ou de magasinage effrénée, c’est plus que bien pensé), vous permettant de rêvasser en admirant béatement le décor. Gorgeous!

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LES VITRINES DE LA 5e AVENUE

Les plus belles et les plus chics boutiques du monde entier ont pignon sur la 5e avenue. Croyez-moi sur parole ! On y trouve bien entendu la légendaire Tiffany & Co., ainsi que le merveilleux F.A.O. Schwarz,  le plus célèbre et magique magasin de jouets que l’on puisse visiter. Mais c’est loin d’être tout. À partir de la mi-novembre, la Fifth avenue se transforme en un lieu encore plus fabuleux puisque les bijouteries de luxe, les grands magasins et les boutiques de grands couturiers rivalisent entre elles pour présenter les plus belles et les plus luxueuses vitrines de Noël qui puisse exister. On parle de plusieurs centaines de milliers de dollars investis pour la décoration de chacune de ces vitrines toutes plus extraordinaires et magiques les unes que les autres. Les plus spectaculaires se trouvent entre Central Park et l’intersection avec Broadway. Tous les soirs, les passants se pressent à la queue leu-leu devant chez Bloomingdale’s, Bergdorf GoodmanBarneys, Saks, Lord & Taylord et Macy’s pour en admirer les merveilles. Certaines vitrines présentent des scènes traditionnelles, avec des automates animés par exemple, alors que d’autres sont plus contemporaines. Terminez votre visite en entrant vous réchauffer dans une patisserie des alentours avec un chocolat chaud à l’ancienne…

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GRAND DÉCOMPTE À TIMES SQUARE

Times Square, ainsi nommé parce qu’il s’agit de l’ancien emplacement du non moins fameux New York Times, est situé à la jonction de la 42e rue et de l’avenue Broadway. Il s’agit de l’une des « places » les plus célèbres et les plus animées au monde, à l’instar de Piccadilly Circus, à Londres, ou des Champs Élysées, à Paris. On estime qu’environ 365000 personnes y passent chaque jour ! C’est non seulement un centre culturel, un endroit où se concentrent théâtres, salles de spectacles et de music halls, mais également une immense agora, un lieu de grands rassemblements.

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Chaque fin d’année, depuis 1907, Times Square est surtout le lieu de l’une des plus importantes célébrations d’arrivée du Nouvel an sur la planète. Ce soir-là, près d’un million de personnes s’y rassemblent pour attendre que le Waterford Crystal, la fameuse boule, soit lancée du haut du One Times Square. Si vous aimez les bains de foules et les confettis, c’est là que ça se passe. Attention, le secteur est bouclé dès 15 h l’après-midi. Agoraphobes  et incontinents s’abstenir !

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LE ZOO DU BRONX

Vos vacances de Noël ne seront pas complètes sans une visite au plus grand zoo de New York. Le Bronx Zoo a ouvert ses portes en 1899 et regroupait déjà alors 843 animaux. Les bâtiments qui le composent sont inspirés du style d’architecture Beaux-arts. Il a été l’un des premiers en Amérique du Nord à placer les animaux dans des décors naturels plutôt que dans des cages. Des interprétations classiques des plus beaux chants de Noël se font entendre à partir de haut-parleurs placés dans toutes les allées décorées et illuminées. L’atmosphère est magique! Prévoyez au minimum tout un après-midi.

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Contre toute attente, la ville est de taille humaine. Les New-yorkais sont gentils, serviables et polis. Vous voyant carte à la main, ils ne manqueront pas de s’arrêter pour vous offrir leur aide. Ils sont indéniablement fiers de leur cité et l’ambiance est légèrement euphorique à cette époque de l’année. Laissez-vous gagner par la magie! Happy new year!