La route des vins Québécois

Terrasse-vignoble-Sainte-PétronilleVous aimez le vin, les paysages bucoliques et les gens passionnés? Vous cherchez une idée d’escapade en ce début d’été? Partir en ballade sur la route des vins de chez nous, c’est voir les ceps et les grappes, rencontrer des vignerons passionnés, visiter d’accueillantes salles de dégustation et, surtout, découvrir des produits surprenants !

L’Association des vignerons du Québec propose une division de notre territoire en cinq régions vinicoles. Les deux plus connues sont sans doute les Cantons-de-l’Est et la Montérégie, mais la route des vins passe aussi par l’Ouest, le Centre et l’Est du Québec. Parions qu’il y a un vignoble qui reçoit les visiteurs près de chez vous!

L’histoire d’amour entre le vin et les Québécois ne date pas d’hier. Lorsque Jacques Cartier explora le fleuve Saint-Laurent, en 1535, il nota la présence de vignes sauvages sur l’Île d’Orléans, à qui il donna le nom de Isle de Bacchus, en référence au dieu romain de l’ivresse. En 1608, lorsque Samuel de Champlain s’installa sur le site de la future ville de Québec, il y planta des vignes françaises, mais celles-ci ne survécurent pas à l’hiver. Qu’à cela ne tienne! Au fil des siècles, on continua les vinifications avec des vignes arbustives locales. Si les résultats furent longtemps peu concluants, la viticulture prit son envol dans la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque l’on se mit à cultiver des variétés de raisins en provenant d’hybrides nord-américains et de croisements européens.

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LA VITICULTURE QUÉBÉCOISE MODERNE

Diplômé de l’Institut d’Oka en agronomie, Joseph-O. Vandal est considéré comme le père de la viticulture québécoise moderne. En 1939, il fut embauché à l’Université Laval comme chercheur puis professeur de génétique et développa de nombreux cultivars adaptés au climat québécois. Ses recherches et expériences balisèrent le chemin pour la cinquantaine de vignerons qui cultivent et transforment amoureusement la vigne aujourd’hui, principalement au long et au sud du fleuve Saint-Laurent. À ce jour, les vins des membres de l’Association des vignerons du Québec totalisent plus de 530 médailles d’excellence obtenues lors de concours nationaux jugeant de la qualité des vins. On en a fait du chemin!

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UNE COULEUR BIEN À NOUS

Mais qu’est-ce qui fait la valeur d’un bon vin? « Des ingrédients de première qualité et un vinificateur de talent », tranche Diane Dion, propriétaire avec Conrad Brillant du vignoble La Source à Marguerite, sur l’Île d’Orléans. Mais nos vins sont-ils aussi bons que les vins français ou californiens? « À leur façon, tout à fait, dit Nathalie Lane, copropriétaire du Vignoble Ste-Pétronille avec son mari, Louis Denault. Nos vins sont principalement des vins d’assemblages. Ils ont leur personnalité propre étant donné qu’ils sont fait à partir de cépages qui nous sont propres. Quant à notre sol, il convient tout à fait, à condition de bénéficier du nombre adéquat d’heures d’ensoleillement pendant la belle saison. » Une opinion que partage madame Dion: « Fabriqués avec du raisin provenant d’hybrides américains, nos vins ont leurs propres couleurs, leurs propres qualités. Il est inutile voire injuste de les comparer à des vins de cépages tels les cabernet-sauvignons ou les pinots noirs. Il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et se permettre de goûter autre chose. À tout coup, les gens sont surpris. Un bon vin n’est pas nécessairement un vin qui imite les vins français. » Qu’on se le dise! Il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et se faire confiance. Un vin qui nous plaît est d’ores et déjà un bon vin…

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PRÉPARER SON ITINÉRAIRE

La plupart des vignobles accueillent des visiteurs tout l’été. C’est l’occasion de déguster leurs produits et de visiter leurs installations en toute simplicité et décontraction. Quant à la période des vendanges, elle est fonction des cépages et de la région, mais elle a généralement lieu, à peu près, de la fin septembre à la mi-octobre. Il existe dix-sept vignobles membres de l’Association des vignerons du Québec dans les Cantons-de-l’Est et seize en Montérégie. Sept vignobles attendent également votre visite dans l’Ouest-du-Québec, cinq dans la région du Centre-du-Québec et dix dans la grande région de Québec, dite l’Est-du-Québec. La plupart des vignerons proposent la dégustation de leurs vins depuis leur boutique. Plusieurs offrent aussi des services de restauration ou des aires de pique-nique. Il est parfois possible de participer aux vendanges. Que du bonheur!

La meilleure façon de préparer votre itinéraire, et de profiter au maximum des possibilités qu’offre la région que vous aurez choisie, consiste à visiter le site Internet de l’Association des vignerons du Québec. Choisissez votre région, entrez vos critères de sélection, et l’outil de planification établira pour vous la liste des vignobles à visiter. Si vous souhaitez participer aux vendanges, sachez que celles-ci se déroulent généralement en très peu de jours, entre la mi-septembre et la fin octobre. Pensez donc à réserver d’avance!

POUR EN SAVOIR PLUS

Association des vignerons du Québec

http://www.vinsduquebec.com/fr

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Quand le thé fait voyager

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Saviez-vous que le thé est la boisson la plus consommée à travers le monde ? Qu’il en existe autant de variétés que de vins ? Que les Chinois en buvaient déjà des siècles av. J.-C. ?

Le nom scientifique de l’espèce du théier dont les feuilles sont destinées à nos théières est Camellia sinensis. À l’instar des cépages de nos vignes, il en existe une grande diversité de cultivars. Apprécié par des millions d’adeptes, ce breuvage originaire de Chine est synonyme de multiplicité de goûts, mais aussi de réconfort et d’hospitalité. Modelé au fil des siècles par les cultures les plus diverses, l’art de boire le thé est pluriel. Le thé a tout d’abord fait sa marque en raison de ses propriétés stimulantes, mais, pour notre plus grand bonheur, il peut également s’enorgueillir d’être riche en composés chimiques bénéfiques pour la santé. La recherche de pointe démontre en effet que certaines variétés de thé vert présentent une très forte concentration en catéchines, de précieuses molécules ayant la propriété de bloquer certains mécanismes utilisés par les cellules cancéreuses pour se multiplier. À consommer donc sans modération !

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UN DÉLICE MILLÉNAIRE

Originaire de Chine, le thé est d’abord apprécié pour un usage médicinal, notamment en raison de ses propriétés stimulantes. Dès la fin du VIIe siècle, alors que les Chinois l’adoptent peu à peu en tant que boisson nationale, il fait partie des échanges commerciaux avec les pays voisins et est adopté par les Mongols, les Turcs et les Tibétains. À Lhassa, on l’additionnait de sel et de beurre de yack ou de lait de chèvre. Symbole d’hospitalité, cette boisson salée est encore servie aujourd’hui. Introduit au Japon par les moines bouddhistes dès le IXe siècle, le thé y est ritualisé et élevé au rang d’art de vivre.

 SamovarélectriqueÀ partir du XVIIe siècle, on le retrouve en Iran, en Turquie, en Afghanistan et en Russie où sa consommation se répand avec l’invention du Samovar. Dans sa forme traditionnelle, la partie centrale de cette bouilloire contenait du charbon destiné à chauffer l’eau contenue dans la partie basse, munie quant à elle d’un robinet. La partie du haut contient une infusion de thé noir très fort. Le principe consiste à permettre à chaque convive de se préparer une boisson à son goût en allongeant à sa convenance une petite quantité de thé concentré avec l’eau chaude. De nos jours, les samovars sont évidemment électriques.

 

 

FIVE O’CLOCK TEA

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est au début du XVIIe siècle que les premières cargaisons de thé touchent le sol d’Amsterdam puis de Londres où l’exquis breuvage est rapidement adopté par la cour et la bourgeoisie. Avec l’instauration du five o’clock tea, par Anna de Bedford, il se propage bientôt dans toutes les classes de la société. Il s’additionne alors de sucre et d’un nuage de lait et s’accompagne de sandwichs, de scones ou de gâteaux. En Inde, où les Britanniques en débutent la culture au cours du XIXe siècle, on l’apprécie souvent très corsé, mélangé à des épices ou à des aromates. On peut aussi le faire bouillir dans du lait : c’est le thé chai. En Algérie et au Maroc, le service du thé à la menthe obéi à un incontournable rite d’hospitalité. Préparé dans une théière de métal, il est sucré, puis versé dans des verres en levant très haut la théière pour le faire mousser. Délicieux !

feuilles de thé et théière

OÙ BOIRE SON THÉ?

 À travers le Québec, des maisons, salons et boutiques de thé poussent comme des champignons ces dernières années, chaque commerce ayant sa propre personnalité. Voici quelques suggestions. N’hésitez pas à me faire part de VOS bonnes adresses.

À QUÉBEC ET MONTRÉAL

Les dégustateurs importateurs de la maison Camellia Sinensis parcourent le monde à la recherche des produits de terroir de la plus haute qualité afin d’offrir à leur clientèle une expérience à nulle autre pareille. Une visite chez ces spécialistes de haut niveau permet de s’initier aux diverses variétés et cultivars ainsi qu’aux techniques d’infusion. En plus de pouvoir déguster les produits sur place, vous pourrez si vous le désirez rapporter à la maison tout ce qui est nécessaire à la prolongation de votre plaisir. La boutique offre des milliers de produits allant des thés les plus exotiques aux accessoires. La maison offre aussi des conférences et des ateliers pour permettre aux néophytes intéressés de parfaire leurs connaissances.

624 Rue Saint-Joseph Est, Québec, (418 525-0247)

351 Rue Émery, Montréal, (514 286-4002)

http://camellia-sinensis.com

Camillia sinensis

À QUÉBEC

Depuis peu, Sebz offre une alternative de choix aux amateurs et thé et d’ambiance « lounge ». Enveloppés par une musique aux accents jazz, on accompagne son thé de plats de nouilles ou de friandises asiatiques.

67 René-Lévesque Est (coin Turnbull), 
Québec, (418 523-0808)

http://www.sebz.ca

À MONTRÉAL

Dans un créneau plus traditionnel, le Ritz-Carlton sert quant à lui le thé à l’anglaise c’est-à-dire avec des scones, des sandwichs au foie gras et des pâtisseries maison, dans le confort et l’élégance de la Cour des Palmiers. Le service est assuré tous les jours de l’année, mais sur réservations seulement. So british ! Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie…

1228 Rue Sherbrooke O., Montréal, (514-842-4210, ext. 1222)

http://www.ritzmontreal.com/dining/afternoon-tea-fr.html

EN MONTÉRÉGIE

Au centre-ville de Saint-Hyacinthe, le salon L’heure du thé propose une impressionnante quantité de gâteries pour accompagner le fin breuvage. On peut y déguster une centaine de variétés du divin breuvage et, surtout, l’accompagner d’une toute aussi impressionnante variété de pâtisseries.

700, rue des Cascades, Saint-Hyacinthe, (450-252-1245)

http://www.lheureduthe.ca

POUR EN SAVOIR PLUS

Richard Béliveau, Ph. D., Denis Gingras, Ph. D., « Les aliments contre le cancer : la prévention et le traitement du cancer par l’alimentation », 2005, Les éditions du Trécarré.

Maison de thé Camellia Senensis, « Thé Histoire Terroirs Saveurs », 2009, Les éditions de l’homme.

 

Voir les pingouins voler en Chaudières-Appalaches

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Amateurs d’écotourisme, sachez que la région touristique de Chaudière-Appalaches, près de Québec, recèle des trésors. À commencer par une faune hors de l’ordinaire. À cette époque de l’année, la saison débute en beauté puisque les pingouins de l’archipel de l’Isle-aux-Grues vous attendent !

 CrÇdits Croisiäres Lachance

La faune et la flore québécoises sont d’une grande richesse, c’est bien connu, mais les alentours de Montmagny et de ses îles se distinguent en ce que le coin est un véritable paradis pour ornithologues en herbe. On connaît déjà la région comme le point de rassemblement des oies des neiges, au printemps et à l’automne mais, de la mi-mai à la mi-juin, environ, c’est bel et bien pour observer des petits pingouins que les amoureux des oiseaux montent à bord de l’un ou l’autre des bateaux de la flotte de la famille Lachance pour partir en croisière d’observation. Une expérience inoubliable !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEH OUI ! IL VOLE !

Cousin du grand pingouin, l’adorable petit pingouin habite les côtes tempérées et boréales de l’Atlantique Nord et vient faire son nid dans les fissures et les éboulis de roches des îles de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent. Et oui, il vole vraiment ! Le fait est que l’on confond souvent les pingouins avec le manchot, qui vit dans l’hémisphère sud et dont les ailes sont trop courtes pour lui permettre de voler.

Croisiere Lachance_CrÇdits Louis Chamberland (4)Après une agréable croisière dans l’archipel, pendant laquelle le capitaine nous en apprend beaucoup sur l’histoire de la région et le mode de vie des insulaires, le bateau s’approche suffisamment des oiseaux pour nous permettre de les voir voler, d’observer leur lieu de nidification et de les prendre en photo, ce qui est très apprécié. Fait à signaler, un guide expérimenté d’Ornitour prend alors la relève afin de partager son savoir en matière d’ornithologie avec les passagers, tout en ayant le souci de garder l’information accessible aux néophytes.

Amoureux des oiseaux et de la mer, il s’agit d’une excursion à ne pas manquer, alors à vos appareils photos !

Ornitour (http://www.ornitour.net) est une entreprise écotouristique qui propose une multitude de forfaits et de visites en nature, toutes destinées à vous faire découvrir la richesse du patrimoine et l’histoire de ce petit coin de paradis.

La famille Lachance (http://croisiereslachance.com) a donné à la région plusieurs générations de navigateurs et son histoire est intimement liée à la région. Elle exploite aujourd’hui plusieurs bateaux proposant diverses croisières et excursions entre Montmagny, Berthier-sur-Mer, Grosse-Île et L’Isle aux Grues.

 Les départs pour la croisière aux petits pingouins se font de la marina de Berthier-sur-Mer, de la mi-mai à la mi-juin. Pour réserver :

http://www.croisieresaml.com/planifiez-votre-croisiere/montmagny-et-les-iles/croisiere-aux-petits-pingouins/detail/?lieu=9&categorie=&page=1

Le Vent des åles- CrÇdits Louis Chamberland

 

Région de San Francisco – Voir les Séquoias de près

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Je voulais en voir depuis mon enfance. En préparant mon voyage en Californie, rien (ou presque) ne me faisait plus rêver que la perspective d’enfin pouvoir les admirer de près, de lever les yeux vers leurs cimes millénaires et de caresser leurs troncs. Je parle bien sûr des séquoias géants !

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On dit que c’est à l’occasion de la Ruée vers l’or, au milieu du XIXe siècle, que furent découverts les premiers spécimens de Californie. Depuis, des milliers d’entre eux ont malheureusement disparu… On dit qu’en 1918, près de 90 % des séquoias avaient été abattus pour satisfaire aux besoins de l’industrie ! Dans les années 1960, à l’école, à la télé ou dans un magazine, vous avez peut-être comme moi eu l’occasion de voir la photo d’une voiture passant littéralement dans un tunnel creusé au milieu du tronc d’un de ces vénérables arbres. Une aberration ! Le parc national de Yosemite, dans lequel se trouvait cet arbre (qui n’a évidemment pas survécu et qu’on a dû abattre en 1969), est sans doute le plus visité par les touristes du monde entier ! Songez seulement que ces arbres, qui peuvent atteindre 100 mètres, peuvent surtout vivre plus de 2000 ans…

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Situé dans les montagnes de la Sierra Nevada, et d’une superficie totale de 3 079 km2, Yosemite, reconnu patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, est le troisième plus grand parc de Californie. Ses arbres, ses chutes d’eau et ses pics de granit spectaculaires attirent chaque année plus de 3,5 millions de touristes. Quand on parle de grands espaces… Une visite de ce parc se prépare évidemment comme une expédition et vaut mieux avoir du temps devant soi !

Si votre séjour en Californie est de courte durée, et se limite plutôt à la région de San Francisco, je vous suggère plutôt la visite de Muir Woods. Intéressé ? Suivez le guide !

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JOHN MUIR, UN NATURALISTE PASSIONNÉ

À quelques kilomètres au nord de San Francisco, non loin du fameux village de Sausalito, le Muir Woods National Monument est l’unique forêt de la Bay Area où des séquoias géants ont pu échapper aux bûcherons du XIXe siècle. L’endroit porte le nom du naturaliste dont le combat mena aux premières mesures de protection de l’environnement. Sa facilité d’accès et sa beauté en font un véritable incontournable !

Né en avril 1838 et décédé en 1914, John Muir fut l’un des premiers militants pour la protection de la nature. Ses lettres, essais et livres racontent ses aventures dans la nature et la vie sauvage, notamment dans les montagnes de la Sierra Nevada. C’est à son activisme que l’on doit la conversion de la vallée de Yosemite en parc national. On lui doit également la fondation du Sierra Club, l’une des plus importantes organisations de conservation des États-Unis.

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UN PARC D’UNE VALEUR INESTIMABLE

C’est en 1905 que William Kent, membre du Congrès des États-Unis, acheta (au coût de 45 000$ à l’époque) la vallée où est située Muir Woods, dans l’intention de la protéger du défrichement sauvage qui sévissait dans la région. Des centaines de maisons de San Francisco furent en effet construites à partir des forêts de séquoias des alentours. Cet achat causa bien des soucis à l’homme d’affaires, grand admirateur de John Wood, qui dut se résoudre à céder 120 acres de terrain au gouvernement américain dès 1908. C’est le président Théodore Roosevelt qui en fit un « monument national » la même année. Magnifiquement entretenu et véritable havre de paix, le parc accueille aujourd’hui entre 700 000 et 850 000 visiteurs par an venus y chercher le calme et la sérénité, voir la béatitude. Que pourrait inspirer d’autre ces arbres majestueux, témoins de l’histoire de l’humanité et nés bien longtemps avant la colonisation des États-Unis ?

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Le parc abrite également toute une variété d’espèces animales, dont 69 espèces d’oiseaux, des amphibiens, des reptiles (tortues), des poissons en quantité et une trentaine d’espèces de petits mammifères (dont des coyotes, des loutres et des lynx).

Comptez entre une heure trente et trois heures pour faire le tour des sentiers de randonnées du parc (entre 3 et 10 kilomètres) et casser la croûte au petit restaurant bio. N’oubliez surtout pas votre appareil photo ! L’accès au parc coûte 7$ et est gratuit après 18 heures. Il s’agit justement du moment où la horde des touristes déserte l’endroit. Un petit paradis, accessible aussi aux personnes en fauteuil roulant.

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S’Y RENDRE

 Muir Woods est à 19 km au nord à partir du Golden Gate. On y accède par la U.S. 101 et l’autoroute California 1. Personnellement, je m’y suis rendue en prenant un bus rouge de la compagnie City Sightseeing San Francisco, qui fait un arrêt à Sausalito et se spécialise dans les « Hop on – Hop off tours ». Pour 50$, ça vaut vraiment le coût. Un aller-retour d’un après-midi fort agréable et instructif. Cliquez pour visitez leur site Internet : http://www.city-sightseeing.us/index.html

 EN SAVOIR PLUS

SAN FRANCISCO TRAVEL

(Site en français) www.onlyinsanfrancisco.fr

GUIDE VOIR

Complet et abondamment illustré, le Guide Voir consacré à la Californie est un must !

http://www.editions-libreexpression.com/Guide-Voir-Californie/Collectif/livre/9782764807811

Alcatraz, l’île maudite

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Le vent froid chargé d’humidité qui souffle 365 jours par année sur l’île a de quoi faire frissonner les couennes les plus dures. En mettant le pied sur le sol rocailleux d’Alcatraz, en mai dernier, j’ai tout de suite compris que je n’étais pas suffisamment habillée. Qu’à cela ne tienne, j’y étais enfin ! La première fois que j’ai entendu parler de ce sinistre endroit, j’avais 8 ans. C’était à la sortie du film L’évadé d’Alcatraz avec Clint Eastwood, en 1979. Vous l’avez vu ?

escapealcatrazVéritable forteresse, la prison d’Alcatraz est située sur l’île du même nom, dans la célèbre baie de San Francisco, à seulement 2,4 km de la côte. On dit que l’endroit doit son nom à la présence de nombreux pélicans (alcatraces, en espagnol). En l’absence de prédateurs à 4 pattes, l’île est d’ailleurs un véritable sanctuaire d’oiseaux. Il y en a partout ! Mais admirer la faune ailée est loin d’être le but du millier de  visiteurs qui débarquent chaque jour du traversier assurant la liaison entre le port de San Francisco et Alcatraz.

Un peu d’histoire

Inhabitée pendant des millénaires, à l’exception de la visite occasionnelle de quelques membres de tribus amérindiennes, Alcatraz, surnommé « the Rock », n’intéressa le gouvernement américain qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, époque de la Ruée vers l’or. On y érigea alors un phare et une citadelle rendus nécessaires en raison de  l’explosion du trafic maritime découlant de la découverte de mines d’or dans la région. En quelques années, la population de San Francisco passa en effet de 300 à 200 000 personnes. Un phénomène inédit ! Le phare entre en fonction en 1854. Lorsqu’éclate la guerre de Sécession, en 1861, la citadelle dispose de 111 canons lisses… San Francisco et son port représentaient en effet des cibles plus qu’intéressantes pour les Confédérés. À partir de 1859, déjà, l’île sert de prison pour les soldats mis aux arrêts. Pendant la guerre de Sécession, des civils condamnés pour trahison, des soldats accusés de désertion, de viol, d’agression ou de meurtre ainsi que l’équipage entier d’un navire confédéré y sont incarcérés.  L’armée y emprisonne aussi des Indiens Apache, Hopi ou Modoc capturés lors des diverses batailles.

AlCaponemugshotCPDEn 1907, le gouvernement fait raser la citadelle pour construire l’immense prison mythique qui abritera notamment Al Capone et nombre d’autres bandits  jugés trop « difficiles » pour être accueillis dans d’autres prisons. Froid, humidité, isolement et désolation sont les mots qui nous viennent à l’esprit en visitant les lieux. Les cellules sont petites, les courants d’air sont partout, la lumière est rare, l’humidité est omniprésente et les règlements sont implacables.  Brrrr !!!!!! Pas étonnant que les tentatives d’évasion se multiplient…

Un mystère jamais résolu

La plus célèbre des 14 tentatives d’évasion d’Alcatraz eut lieu en juin 1962. Frank Morris et les frères Anglin réussirent à s’enfuir de l’île à la nage et tentèrent de joindre San Francisco en utilisant des imperméables comme bouées. L’eau est si froide autour de l’île que l’hypothermie est quasi inévitable et qu’on suppose qu’ils sont mort noyés. On n’a cependant jamais retrouvé leurs corps… Personne n’en a jamais plus entendu parler en fait !

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Robert F. Kennedy fit fermer la prison en 1963, alors qu’il était ministre de la Justice. L’endroit a inspiré de nombreux réalisateurs et écrivains. À seulement 2 kilomètres d’une des plus belle villes du monde, la laideur d’Alcatraz, auréolée de mystère, est une bien vilaine cicatrice. Transformé en parc national, l’endroit est accessible pour une quarantaine de dollars. Des traversiers assurent la navette entre le port de San Francisco et l’île toutes les 30 minutes jusqu’à la nuit tombée. Sur place, des audio-guides sont offert dans une vingtaine de langues, français compris. Ne vous en privez pas, la mise en scène est fort bien faite. Envie de voir la cellule d’Al Capone ? Des reconstitutions sonores de très bonne qualité vous donneront l’impression de le côtoyer de près, lui et ses compagnons. Pour éviter la foule, tâchez de prendre le 1er traversier, en avant-midi. Surtout, habillez-vous chaudement. Vous m’en donnerez des nouvelles !

Pour en savoir plus ou réserver votre place : http://www.alcatrazislandtickets.com/

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Pique-nique à Bodega Bay

Schoolhouse Beach, Bodega Bay, California

Je suis une mordue de cinéma ! Et vous ? J’adore me retrouver seule dans une salle à moitié vide, l’après-midi, pour regarder le dernier né d’un de mes cinéastes préférés. Où que je sois dans le monde, j’essaie de voir au moins un film par semaine, beau temps mauvais temps. Je me souviens avoir vu Au delà du bien et du mal, à Quito, The curious case of Benjamin Button, à New York, Amadeus, à Lausanne, L’insoutenable légèreté de l’être, à Barcelone, et une version « remasterisée » d’un chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock à … Amsterdam. Récemment, après un séjour à San Francisco et alors que je me rendais dans la vallée de Sonoma, sur la route des vins, je me suis arrêtée sur les lieux d’un des plus célèbres tournages du réalisateur britannique. Bodega Bay, ça vous dit quelque chose?

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Un village de pêcheur figé dans le temps

Au cours de sa carrière, Hitchcock, surnommé « le » maître du suspense , réalisa 53 longs métrages, dont certains comptent parmi les plus importants du septième art. De ceux-ci, l’un de mes préférés est sans conteste  Les oiseaux, tourné en 1963. Quel est le vôtre ?

hitchcockÀ propos du film, le réalisateur déclara : « On pourrait dire que le thème des Oiseaux est l’excès d’autosatisfaction qu’on observe dans le monde : les gens sont inconscients des catastrophes qui nous menacent.»

Moi qui voyage pour secouer le terrible sentiment d’insécurité qui m’assaille quand je reste sur place trop longtemps, j’adhère tout à fait à sa vision! Pour incarner le rôle principal,  la blonde Melanie, le réalisateur choisit une actrice peu connue encore à l’époque, Tippi Hedren. Ce rôle lui portera chance et la rendra célèbre (elle donnera plus tard ce prénom porte-bonheur à sa fille, Melanie Griffith).

Birds-Hitchcock_400Le film commence dans une boutique de San Francisco où l’on vend des oiseaux et où Melanie Daniels fait la rencontre de l’avocat Mitch Brenner qui souhaite offrir à sa jeune sœur un couple d’inséparables (en anglais, lovebirds). Bien que cette première rencontre se déroule somme toute assez mal, la jeune femme décide de revoir l’homme qui, ô surprise, vit avec sa mère et sa sœur dans une maison de ferme de Bodega Bay, un village de pêcheurs situé sur la côte de Sonoma County, à environ 65 kilomètres au nord-ouest de San Francisco. Vous connaissez la suite aussi bien que moi.

À ma grande surprise, j’ai trouvé le minuscule village tel qu’il apparaît dans le film, comme figé dans le temps : le restaurant sur les quais, la Potter Schoolhouse (dont les élèves subissent l’attaque des corbeaux), la petite église blanche, le paysage environnant, rien ne semble avoir bougé. Pas de boutique de souvenirs, pas de tables de pique-nique… Un lieu devenu mythique, n’accueillant pourtant ça et là que de rares visiteurs, au milieu d’un champ de fleurs sauvages. Il n’est pas possible de visiter l’école ou de pénétrer dans l’église, mais j’y ai passé une heure fort agréable, à me dire que la Californie n’avait décidément pas fini de me surprendre.

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Là, le pique-nique

Parmi les distractions que propose Bodega Bay figure le golf, l’observation des oiseaux (il y en a vraiment beaucoup :), la quête de coquillage et la pêche en haute mer. Le soir, les bateaux de pêche déchargent leurs prises du jour. Ils alimentent les quelques restaurants des alentours dont la cuisine est absolument délectable ! Enfin, au nord de Bodega Bay, la Sonoma Coast State Beach étale sur 16 km pas moins de 10 plages quasi désertes et aux reliefs tourmentés, séparées par des avancées rocheuses. Malgré le vent, il y fait déjà beaucoup plus chaud qu’à San Francisco. Y apporter un livre de Jack Kerouac et de quoi pique-niquer est assurément un must !

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Six trucs de pro pour profiter au maximum de votre voyage

Family having fun on tropical beach

C’est décidé, vous partez ! À moins d’être riche comme Crésus, vous comptez probablement vos sous et souhaitez éviter les mauvaises surprises. Voici quelques trucs futés pour vous assurer de profiter au max de vos vacances.

1.  Magasinez vos billets en ligne pour avoir une idée des meilleurs prix, puis effectuez votre réservation auprès d’un agent de voyage.

La croyance populaire qui veut que ce soit moins cher avec Internet ne se vérifie pas toujours. Un agent de voyage a accès à des réseaux où les consommateurs ne peuvent acheter. Apportez-lui les détails des vols que vous souhaitez prendre et voyez ce qu’il peut faire ! Sachez surtout que quand vous réservez auprès d’une agence ou d’un site qui ne détient pas de permis du Québec, votre transaction n’est pas couverte par le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyage de l’Office de la protection du consommateur. Cela signifie qu’en cas de faillite de votre fournisseur de service ou de l’annulation de votre vol à cause d’une tempête, il pourrait s’avérer impossible d’être indemnisé.  C’est un pensez-y bien !

2.  Si c’est l’aventure qui vous intéresse, oubliez les forfaits dans des hôtels « tout-inclus ».

Lors de vacances dans le Sud, ces forfaits sont habituellement très avantageux au niveau du prix, mais sachez qu’une fois sur place, vous serez très encadré et passerez probablement vos vacances en compagnie d’autres Québécois. De plus, ce type d’hôtel est souvent loin du centre, ce qui veut dire que vous risquez de n’avoir d’autre contact avec la population locale que la conversation polie que vous aurez tous les soirs avec le barman de l’hôtel où la serveuse du restaurant où vous prendrez vos repas. Personnalisez vos vacances en identifiant à l’avance ce qui vous intéresse dans le pays que vous vous apprêtez à visiter et organisez-vous pour faire le voyage que vous souhaitez vraiment. Vous le méritez bien !

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3. Voyagez léger

On apporte toujours trop de bagages. Avez-nous vraiment besoin de quatre paires de chaussures, d’une paire de pantoufles, de cinq pantalons, d’une robe de chambre, d’un sèche-cheveux et de trois romans ? Même légère, une grande valise limitera vos mouvements, imaginez si vous en avez deux ! Personnellement, je n’emporte généralement qu’une seule valise de format cabine. C’est plus économique (plusieurs compagnies aériennes n’offrent plus l’enregistrement gratuit des bagages), plus rapide (vous n’avez pas à attendre vos bagages au carrousel), et plus sécuritaire (pas de risque qu’on égare vos valises). Pour un gain de place et de confort, j’évite le lin, le coton et tous les tissus qui ne sont pas infroissables et je privilégie les vêtements et accessoires noir ou blanc. Ils sont classiques, élégants et faciles à coordonner. Roulez vos vêtements plutôt que de les plier. Vous gagnerez ainsi beaucoup d’espace ! Pensez aussi à acheter des formats voyage de tous vos produits d’hygiène et de beauté puisque les formats de liquides et gels supérieurs à 100 ml sont interdits à bord des cabines. Enfin, pour la lecture, les communications et le divertissement, l’achat d’une tablette, dans laquelle vous pourrez télécharger vos livres et guides de voyages, est à envisager.

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4. Mettez toutes les chances de votre côté afin de profiter du vol

Les longs trajets en avion n’ont plus rien aujourd’hui d’une partie de plaisir (à moins de voyager en première classe, évidemment). Pour garder la forme jusqu’au bout, buvez beaucoup d’eau pendant le voyage et évitez l’alcool dont les effets négatifs sont décuplés par l’altitude et la pressurisation de la cabine.  Porter des vêtements amples et confortables est une évidence, mais pensez aussi à avoir une paire de chaussettes chaudes sous la main ainsi qu’un chandail confortable, muni d’un capuchon. S’il n’est pas facile de trouver le sommeil en position assise, c’est encore moins évident lorsqu’on a froid!  Pensez aussi à vous lever de votre siège au moins une fois pour vous dégourdir les jambes et activer votre circulation sanguine. Enfin, un masque pour les yeux et des bouchons pour les oreilles pourraient s’avérer utiles, de même que de la gomme à mâcher.

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5. Ne faites pas étalage de votre richesse.

Évitez de garder beaucoup d’argent liquide sur vous. N’ayez sur vous que les devises locales nécessaires pour payer les pourboires et les menus dépenses. Les cartes de crédit prennent peu de places, sont remplaçables et dorénavant utilisables à peu près partout. Gardez des photocopies de vos cartes de crédit dans vos bagages avec le numéro de téléphone à composer en cas de perte ou de vol. Méfiez-vous des pickpockets autant en Europe que dans les destinations plus exotiques. Évitez aussi d’attirer l’attention en portant des bijoux voyants ou en exhibant fièrement des gadgets électroniques dans les lieux publics.  Sans devenir parano, rien ne sert de tenter le diable !

6. À destination, soyez souple et lâchez prise

Ayez l’esprit ouvert et envisagez de sortir de votre zone de confort pour apprendre, goûter et sentir de nouvelles choses. Profitez de chaque minute. Peu importe ce qui arrive, ce n’est pas le moment de vous inquiéter outre-mesure ou de vous mettre en colère. Il y a peu de petits désagréments qui en valent la peine. Demeurez détendu et souriez, vous êtes en vacances !

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Connaissez-vous les Bermudes?

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À la recherche du paradis terrestre ? Bonne nouvelle pour mes compatriotes, je l’ai tout récemment trouvé à environ 1700 kilomètres de chez-moi, c’est-à-dire à environ trois heures d’avion de Québec ou de Montréal.

IMG_4523À mon humble avis, le paradis se devait d’être un endroit à la fois exempt de neige ET de moustiques ; un lieu où les oiseaux n’auraient pas de prédateurs et où fleuriraient à l’année des centaines de variétés d’hibiscus ; un site où l’eau serait bonne à boire, l’air pur, et où je n’aurais qu’à tendre la main pour cueillir des bananes et des avocats. Et bien, croyez-le ou pas, les Bermudes sont tout cela. Et je ne vous ai pas encore parlé des plages de sable aux reflets rose, de l’eau turquoise, des poissons multicolores et de la pêche en haute mer… Ça s’en vient !

Les Bermudes sont un petit chapelet d’îles et d’îlots qui fait grosso modo 34 km de long et qui se parcoure d’un bout à l’autre en 90 minutes à peine. Un tout petit paradis donc ! Contrairement à la croyance populaire, l’archipel ne se trouve pas dans la mer des Caraïbes, mais pas mal plus au nord, c’est-à-dire à peu près vis-à-vis de la Caroline du Nord, à environ 1000 kilomètres du continent. Isolée au milieu de l’Atlantique, ce petit territoire britannique d’outre-mer n’a pas réellement de voisins et cette situation particulière a sans doute quelque chose à voir avec le fameux mythe qui entoure la zone qu’on a appelée le « triangle de Bermudes ».

IMG_4743Par contre, en raison de l’influence des courants chauds du golf Stream, l’ensemble du territoire jouit d’un climat privilégié. Il y fait beau à l’année, avec une moyenne d’environ 20 degrés Celsius en hiver et 30 degrés en été. Pour couronner le tout, les pluies sont réparties équitablement le long des saisons, juste ce qu’il faut pour assurer une végétation luxuriante et approvisionner les habitants en eau potable. Enfin, pour le plus grand plaisir des amateurs de plongée, les Bermudes baignent dans une eau turquoise et limpide, les côtes sont entourées de récifs qui donnent au paysage un relief tout à fait spectaculaire et on y trouve la barrière de corail la plus au nord du monde entier. Avouez que ça commence à vous intéresser!

VENONS-EN AUX FAITS

Au fil des siècles, environ 400 navires ont effectivement disparus après s’être fracassés sur les récifs entourant les Bermudes, faisant aujourd’hui de l’endroit le lieu privilégié des amateurs d’épaves. Pas de danger pour ceux qui s’y rendent désormais en avion, vous avez ma parole. Par contre, si vous avez l’intention d’y louer une voiture, attention ! Comme partout à travers le royaume uni de Grande-Bretagne, on y roule à gauche et le volant des voitures est à droite. Vous êtes avertis…

De par leur emplacement stratégique dans l’océan Atlantique Nord, les Bermudes possèdent également un riche patrimoine historique. La ville de St. George’s, par exemple, figure désormais sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Enfin, on y trouve plus de terrains de golf de championnat au kilomètre carré que n’importe où au monde, et pas des moindres. La gastronomie y est également érigée en fierté nationale et le poison frais est à l’honneur. En résumé, les Bermudes allient remarquablement bien le charme de la décontraction insulaire et l’élégance britannique. Réputée pour ses petites plages intimes aux reflets rose, il s’agit aussi de la destination romantique par excellence. Les amateurs de tout-inclus et de voyages à rabais risquent cependant d’être déçus. Avec un salaire annuel moyen de 60000 $ par année, les locaux ne vivent pas dans la misère et les prix sont donc à l’avenant. Un budget semblable à celui-ci qui que vous auriez en Angleterre est donc de mise.

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EN BREF

On se rend aux Bermudes, tous les jours de l’année, depuis Toronto ou Newark, via Delta, West Jet, Air Canada, US Airways ou United. Les prix des billets les moins chers varient entre 300$ et 600$, tout dépendant du moment de l’année et du jour de la semaine. Comptez environ 2 heures trente de vol.

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La monnaie du pays est le dollar bermudien mais le dollar américain a aussi cours à peu près partout.

IMG_4626Par souci écologique, et en vertu de la loi, chaque propriétaire aux Bermudes acquiert, à ce titre, le droit de posséder une seule et unique voiture par résidence. Les « scooters » y sont fort populaires et les stationnements pour ceux-ci sont omniprésents. Il n’est donc pas rare de croiser son banquier, en costume-cravate, se rendant travailler sur cet engin à deux roues.

La tenue nationale pour les hommes est le bermuda, un short porté avec des bas aux genoux et formant un ensemble complet avec chemise blanche, cravate et veston.

L’eau du robinet est potable partout. Il s’agit en fait d’eau de pluie. Celle-ci ingénieusement recueillie sur les toits blancs que l’on peut admirer partout sur l’archipel, et conservée dans d’immenses citernes souterraines. Elle est délicieuse, n’hésitez pas à en abuser !

Le drink national est le rhum swizzle, un cocktail préparé avec du rhum et des jus de fruit.

Enfin, et c’est à mon avis très important, il n’y a pour ainsi dire ni mouches ni insectes piqueurs aux Bermudes et les oiseaux n’y ont aucun prédateur. Un paradis, je vous le dis !

Crédit photos: Rose-Line Brasset

New York: la magie de Noël

À un mois de Noël, vous avez les blues ? Vous cherchez une escapade intéressante et accessible, mais vous n’êtes pas encore prêt pour le traditionnel voyage dans le Sud du mois de janvier? Vous avez envie de magie? Sachez qu’en matière d’enchantement, New York n’a rien à envier au Pôle Nord! 

Balloons are paraded down 7th avenue during the 83rd Macy's Thanksgiving day parade in New York

LA PARADE DE THANKSGIVING

Dans la grosse pomme, les festivités du temps des fêtes commencent le dernier jeudi de novembre, jour de Thanks Giving,  avec la traditionnelle parade du grand magasin Macy’s, en matinée. En 2013, l’événement a eu lieu le jeudi 27 novembre. Pour ceux qui s’intéressent à la petite histoire, le premier défilé a été organisé par les employés du célèbre grand magasin, en 1924. L’affection des Américains pour cet événement ne s’est jamais démentie depuis. Le défilé est principalement composé de gigantesques ballons gonflables et de différents chars allégoriques. Le parcours de la parade est le même depuis 1945. Elle démarre à l’ouest de Central Park, devant l’American Museum of Natural History, longe le parc jusqu’à Columbus Circle, où elle tourne sur Broadwaypuis continue en direction du Sud-Est, passant par Times Square, jusque chez Macy’s qui fait à lui seul tout un pâté de maison. C’est évidemment là que le Père Noël descend de son traîneau. Attention, c’est aussi à ce moment que les ballons sont lâchés. Un moment à ne pas manquer !

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LE SAPIN DU ROCKEFELLER CENTER

Qui n’a jamais entendu parler de l’immense sapin de Noël du Rockefeller CenterEn fait, c’est probablement le plus célèbre sapin au monde (même si celui de la haute-ville de Québec est aussi bien joli!:). Chaque année, depuis 1931, il est érigé entre la 5e avenue et l’avenue des Amériques, sur la grande place. L’arbre choisi mesure d’habitude autour de 30 mètres sinon plus. Il paraît que la recherche du sapin élu se fait à bord d’un hélicoptère qui scrute les forêts du Connecticut, du Vermont, de l’Ohio et du Canada. Une fois transporté sur le site, le majestueux conifère est décoré de plus de 45 000 lumières. Cette année, l’arbre en provenance du Connecticut sera couronné d’une étoile de cristal de Swarovski mesurant à elle seule plusieurs mètres. Ça c’est une étoile de Noël mes amis! 🙂 Fait à signaler, le sapin est écolo puisqu’il est équipé d’ampoules alimentées par des panneaux solaires. Les curieux peuvent suivre l’évolution de l’arrivée de l’arbre et de sa décoration, jusqu’à son illumination, en consultant le site web du Rockefeller Center. L’illumination aura lieu le mercredi 4 décembre, à partir de 19 h.

Patinoire

La place entière est décorée de nombreux autres sapins, plus petits, et d’une multitude d’autres ornements. Très très romantique ! Et n’oublions surtout pas la vaste patinoire, immortalisée dans un nombre incalculable de productions hollywoodiennes. Allez ! Emmenez votre copine et demandez-là en mariage sur place ! Aucune crainte d’essuyer un refus dans un cadre aussi romantique. On peut évidemment y louer des patins et une vaste aire de restauration rapide offre des repas à prix doux (Pour amortir le coût de la bague peut-être?).

Fait à ne pas oublier, le Rockefeller Center est d’abord et avant tout un vaste complexe commercial construit par la fameuse famille du même nom à la fin des années 30. Il se compose de 19 bâtiments formant un carré. On y trouve de nombreuses boutiques et salles de spectacle, dont le très fameux Radio City Music Hall. Les productions de Noël de celui-ci sont  parmi les plus courues au monde. On dit que plus d’un million de spectateurs assistent à l’un ou l’autre de ces spectacles chaque année ! En tout cas, il s’agit d’une véritable tradition hivernale pour les familles New-yorkaises qui s’y pressent en masse. Si des billets sont disponibles, c’est à ne pas manquer ! En attendant, posés ça et là, de jolis bancs vous invitent à vous asseoir pour vous reposer (après une séance de patinage ou de magasinage effrénée, c’est plus que bien pensé), vous permettant de rêvasser en admirant béatement le décor. Gorgeous!

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LES VITRINES DE LA 5e AVENUE

Les plus belles et les plus chics boutiques du monde entier ont pignon sur la 5e avenue. Croyez-moi sur parole ! On y trouve bien entendu la légendaire Tiffany & Co., ainsi que le merveilleux F.A.O. Schwarz,  le plus célèbre et magique magasin de jouets que l’on puisse visiter. Mais c’est loin d’être tout. À partir de la mi-novembre, la Fifth avenue se transforme en un lieu encore plus fabuleux puisque les bijouteries de luxe, les grands magasins et les boutiques de grands couturiers rivalisent entre elles pour présenter les plus belles et les plus luxueuses vitrines de Noël qui puisse exister. On parle de plusieurs centaines de milliers de dollars investis pour la décoration de chacune de ces vitrines toutes plus extraordinaires et magiques les unes que les autres. Les plus spectaculaires se trouvent entre Central Park et l’intersection avec Broadway. Tous les soirs, les passants se pressent à la queue leu-leu devant chez Bloomingdale’s, Bergdorf GoodmanBarneys, Saks, Lord & Taylord et Macy’s pour en admirer les merveilles. Certaines vitrines présentent des scènes traditionnelles, avec des automates animés par exemple, alors que d’autres sont plus contemporaines. Terminez votre visite en entrant vous réchauffer dans une patisserie des alentours avec un chocolat chaud à l’ancienne…

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GRAND DÉCOMPTE À TIMES SQUARE

Times Square, ainsi nommé parce qu’il s’agit de l’ancien emplacement du non moins fameux New York Times, est situé à la jonction de la 42e rue et de l’avenue Broadway. Il s’agit de l’une des « places » les plus célèbres et les plus animées au monde, à l’instar de Piccadilly Circus, à Londres, ou des Champs Élysées, à Paris. On estime qu’environ 365000 personnes y passent chaque jour ! C’est non seulement un centre culturel, un endroit où se concentrent théâtres, salles de spectacles et de music halls, mais également une immense agora, un lieu de grands rassemblements.

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Chaque fin d’année, depuis 1907, Times Square est surtout le lieu de l’une des plus importantes célébrations d’arrivée du Nouvel an sur la planète. Ce soir-là, près d’un million de personnes s’y rassemblent pour attendre que le Waterford Crystal, la fameuse boule, soit lancée du haut du One Times Square. Si vous aimez les bains de foules et les confettis, c’est là que ça se passe. Attention, le secteur est bouclé dès 15 h l’après-midi. Agoraphobes  et incontinents s’abstenir !

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LE ZOO DU BRONX

Vos vacances de Noël ne seront pas complètes sans une visite au plus grand zoo de New York. Le Bronx Zoo a ouvert ses portes en 1899 et regroupait déjà alors 843 animaux. Les bâtiments qui le composent sont inspirés du style d’architecture Beaux-arts. Il a été l’un des premiers en Amérique du Nord à placer les animaux dans des décors naturels plutôt que dans des cages. Des interprétations classiques des plus beaux chants de Noël se font entendre à partir de haut-parleurs placés dans toutes les allées décorées et illuminées. L’atmosphère est magique! Prévoyez au minimum tout un après-midi.

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Contre toute attente, la ville est de taille humaine. Les New-yorkais sont gentils, serviables et polis. Vous voyant carte à la main, ils ne manqueront pas de s’arrêter pour vous offrir leur aide. Ils sont indéniablement fiers de leur cité et l’ambiance est légèrement euphorique à cette époque de l’année. Laissez-vous gagner par la magie! Happy new year!

Voyager, quel bonheur! Mais moins lorsqu’on est entassés comme des sardines…

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Voyager, quel bonheur ! Explorer le monde sac au dos ou prendre de luxueuses vacances sur une plage à des milliers de kilomètres de chez soi et parcourir cette distance en seulement quelques heures ? Quel privilège extraordinaire ! Malheureusement, par les temps qui courent, le vol en avion lui-même ressemble davantage à une épreuve d’endurance qu’à une expérience privilégiée. Dommage ! Surtout lorsque nos os se font vieillots… Vous souvenez-vous de votre première envolée ? De l’extase de s’arracher à la gravité? De la sensation de liberté à nulle autre pareille que procure le fait d’admirer le monde de haut, comme le font les oiseaux ? Depuis l’exploit, en 1903, des frères Orville et Wilbur Wright, les deux célèbres pionniers américains de l’aviation, les êtres humains sont de plus en plus nombreux chaque année à transiter d’un bout à l’autre de notre planète qui, de gigantesque qu’elle semblait être au début du siècle dernier, nous semble aujourd’hui toute petite.

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Trois milliards de passagers

Selon un récent article du Figaro, près de 3 milliards de personnes se déplacent dorénavant en avion chaque année. Inimaginable il y a peu de temps non ? Réputé sûr, ce moyen de transport s’est hautement démocratisé, notamment en raison du fait que le prix des billets n’a à peu près pas augmenté au cours des trente dernières années. Ce qui a changé, par contre, ce sont les services en vol… Misère ! Dans nos avions bondés, il y a de moins en moins de place pour les jambes et il faut se tenir les coudes de plus en plus près du corps. Sans compter que les repas gratuits ne sont, la plupart du temps, plus qu’un souvenir, qu’il faut de plus en plus fréquemment payer un supplément pour avoir le privilège d’enregistrer des bagages, qu’il nous faut dorénavant nous débrouiller nous-même pour imprimer nos cartes d’embarquement et que les sourires et la bonne humeur des agents de bord sont devenus facultatifs. Et que dire de l’humiliation de se faire fouiller minutieusement par les services de sécurité de TOUS les aéroports où l’on fait escale, après s’être fait dépouiller de notre veste et de nos chaussures…

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Qu’à cela ne tienne, l’aventure, c’est l’aventure ! 🙂

Au départ de la ville de Québec cette année, la compagnie Transat déploie l’artillerie lourde pour bonifier ses escapades exotiques en offrant à ses passagers des avions à l’intérieur remodelé offrant des sièges en cuir italien et plus d’espace pour chaque passager.

« L’objectif est que notre clientèle puisse se sentir en vacances en mettant les pieds dans l’avion. Quand le vol est confortable et agréable, on a trois heures de vacances de plus à l’aller et au retour », a judicieusement fait remarquer, en conférence de presse, madame Debbie Cabana, porte-parole de Transat.

Jusqu’au 22 décembre, la compagnie desservira les passagers voyageant au départ de l’aéroport de Québec avec un Airbus A310. « Il y a un éclairage d’ambiance complètement redessiné et on a changé les anciens sièges pour des nouveaux, plus ergonomiques, plus confortables et offrant plus d’espace personnel », a précisé la porte-parole.

La Classe Club, située à l’avant de l’appareil, propose des écrans indépendants dans chacun des sièges. Chanceux va !

Après le 22 décembre, à l’arrivée de la haute saison, c’est le grand frère de l’Airbus A310 qui sera utilisé, soit l’Airbus A330, également rénové. L’appareil possède 345 places.

«Il est plus gros et on y propose des divertissements « à la carte » grâce à des écrans télé tactiles intégrés à chaque siège, même en classe économique», a précisé madame Cabana. Grand bien nous fasse ! Surtout que l’enregistrement des bagages est gratuit et que les repas et les boissons pris en vol le sont aussi ! Espérons que les sourires sont en prime. Au départ de Québec, Air Transat nous offre pas moins de dix destinations cet hiver, soit : Cayo Coco, Cayo Santa Maria, Holguin, Varadero, Montego Bay, Cancun/Riviera Maya, La Romana, Samana (nouveauté), Puerto Plata et enfin Punta Cana. On se voit là-bas ?

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